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Chasses chez le comte
Greffulhe/4 |
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La famille Greffulhe menait grand train,
tant à Paris (rue d'Astorg) qu'à la mer (Dieppe) ou à
la campagne (Bois Boudran à Fontenailles, le château de la
Rivière, à Thomery), pour l'entretien des résidences
et les réceptions d'invités prestigieux.
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Son goût immodéré
pour la chasse entraînait le comte Greffulhe à d'autres dépenses:
il fallait acheter et entretenir les deux meutes, soit une centaine de chiens,
les chevaux destinés aux chasses à courre, les piqueurs, les
gardes... Sans compter le renouvellement du gibier puisqu'il s'en tuait de
vingt à vingt cinq mille pièces. Une vente d'une partie de la
chasse en 1920, ne couvrant que 70% de ces dépenses rapporta 140.000
francs; Henry dépensait donc pour sa passion 200.000 francs par an,
après-guerre, beaucoup plus auparavant.
Monographie de Fontenailles par Ghislaine Harscoet
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"Nous rentrerons dans le domaine
des choses réalisables par la fortune privée, en plaçant
sous les yeux du lecteur le budget d'un équipage bien organisé,
mais sans luxe et où la qualité des choses est préférée
à la quantité. Nous devons les renseignements qui suivent à
l'extrème obligeance de M. le marquis de l'Aigle... chenil du Francport."
Premiers frais d'établissement d'un équipage. Composé de 60 chiens plus 5 limiers; un premier piqueux logé, non nourri, habillé, 1.200 F par an), un second payé 1.100 F plus deux occasionnels, deux valets de chiens (1.000 F), un palefrenier (1.200 F), leur habillement, les trompes, les couteaux de chasse; les trois chevaux pour les maîtres (8.000 F), cinq chevaux pour les piqueux, leur harnachement; la construction du chenil, l'achat des soixante chiens anglais (65 F l'un), des cinq limiers (100 F l'un). L'établissement d'un équipage revient au moins à 35.100 F. Les dépenses annuelles s'élevaient à 18.659 F et 75 centimes, très précisément, dont cinquante francs d'imprévu pour l'entretien des chiens; imprévus aussi : cent cinquante francs pour des chiens ramenés au chenil après avoir été perdus en chasse. La nourriture des chiens à la viande cuite de cheval et à la mouée de farine d'avoine fermentée à raison de 15 c. par jour et par chien; celle des chevaux à 2,5 F par cheval et par jour; le traitement annuel des quatre piqueux et du palfrenier, plus 200 F de gratifications etc etc... Sans compter les frais éventuels de déplacement de l'équipage et les 25% pour l'usure du matériel tel que brides, selles, et le remplacement d'une dizaine de chiens par an... |
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Les faisans, faciles à plomber,
sortaient des faisanderies où ils étaient nourris par ceux qui
allaient bientôt les rabattre vers les riches chasseurs.
Mais quelquefois, "la Maison" poussait le raffinement jusqu'à offrir à ses prestigieux fusils, du gibier sur mesure: "Pour recevoir deux Altesses étrangères (un Grand Duc de Russie, précise l'article de La Justice), il a fait venir de Hongrie, par grande vitesse, quatorze mille perdreaux, et pendant toute la semaine les gardes les ont poursuivis dans toutes les parties de la propriété, afin de les habituer au pays, en même temps de les rendre fuyards, d'en faire ce qu'on appelle de beaux oiseaux, difficiles à atteindre: tandis que dans certaines chasses, le gibier, apporté le matin même de la battue, a des indolences de volaille de basse-cour. Chaque perdreau hongrois revenait à cinq francs." Soit 70.000 francs de perdreaux pour une seule chasse. Le salon de la Revue des Deux Mondes 1930, reprenant un article de "La Justice", journal de Clémenceau du 2 & 3 novembre 1904 |
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"Vos plaines sont remplies d'immenses carrés
de sarrasin (nourriture des faisans), sans compter de nombreux couverts savamment
préparés pour tenir à l'ombre et au frais les bienheureux
faisans, dignes de toute votre attention; chacun de vos gardes répand
chaque jour dans vos bois cent vingt-cinq à cent cinquante litres de
grain, soit, par an, neuf mille hectolitres, c'est-à-dire plus que
n'en produisent vos dix-huit ou vingt fermes réunies, quand les gens
du pays manquent de pain et grelottent auprès d'un foyer sans feu."
Henry Greffulhe mettait en avant son action en faveur de l'agriculture: "Vice président du comice agricole des arrondisssements de Fontainebleau, Melun, Provins de 1888 à 1900, président dudit comice agricole depuis 1900, membre de divers comités d'admission, de la Commission supérieure des Expositions retrospectives et du jury au Concours international d'animaux reproducteurs et à l'Exposition universelle de 1900..." précise son dossier d'officier de la Légion d'honneur lequel, à part ses activités politiques, ne fait ressortir comme "services extraordinaires rendus par le candidat" que la vague mention: "améliorations foncières et culturales dans les domaines de la Grande Paroisse (en fait: la Grande Commune) et de Bois Boudran" Base Léonore A la Chapelle Rablais, la ferme
de Tourneboeuf, dépendant du château des Moyeux avait été
mise à l'honneur après visite de la "Commission
du jury des améliorations agricoles"
qui avait félicité la châtelaine:
"Aussi notre commission a décidé que Madame Rigault a bien
mérité, pour ces grandes dépenses, qu'elle ne craint
pas de faire pour l'amélioration du sol et le bon exemple qu'elle donne
à de nombreux propriétaires, nous demandons la plus haute récompense
pour Madame Rigault. Le Rapporteur, F. Odot"
Il est vrai que Tourneboeuf était devenu une ferme moderne, comme le
montre le catalogue édité quelques années plus tard,
pour la vente du domaine. |
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On aurait pu croire qu'après le décès de son mari en 1902, madame Rigaud délaisserait la chasse; il n'en était rien. La rénovation des peintures aux Moyeux, obligeant à décrocher les têtes empaillées des cerfs, a montré que l'un d'entre eux, au moins, avait été poursuivi par la châtelaine. Si elle préservait son territoire de chasse, elle n'en oubliait pas pour autant de rentabiliser son domaine agricole.
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"Pars: Ferme située sur
la lisière des communes de Nangis et de Fontenailles, à laquelle
ont été réunies les terres de la Chaussée, de
Courpitois et de Malnoue supprimées... Pars fait partie du domaine
de Bois Boudran; M. le comte Henri Greffulhe en avait fait une ferme modèle."
"Monsieur Greffulhe seul, emploie trois cents
ouvriers dans sa propriété de Bois Boudran." Les
nouvelles techniques culturales à la manière des Anglais ont
valu à Bois Boudran une réputation de modernité, mais
ces extraits citent Henri, l'oncle et Jean Louis, le grand père d'Henry.
Qu'en était-il à Bois Boudran et sur les autres terres du comte,
70 ans après la mort du grand père novateur? A part de beaux discours et des titres
ronflants, Henry Greffulhe a-t'il oeuvré pour l'amélioration
de l'agriculture? S'il faut en croire le Père Gérôme,
A. Vernant, directeur du journal le Briard, le comte Greffulhe ne comptait
absolument pas sur le produit de ses fermes: "La Maison est donc bien dure
pour ses fermiers gênés ? La-dessus mes gens se mirent à
rire...
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"Vous ne récoltez rien
sur vos terres, notre gibier vous mange tout, eh bien, cédez nous vos
terres et allez vous-en, afin que nous puissions faire des friches tout à
notre aise." Dans son article du 28 juillet
1893 "Chez le député de Melun à Bois Boudran",
le père Gérôme résume les "procédés
de la Maison": acquérir des fermes pour étendre le domaine
de chasse.
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"Villefermoy,
rasé; les Ecueulles, rasé; Au Chaillot, rasé; la Garandine,
rasé; Au Cuissot, rasé; la ferme de Bois Boudran, rasée;
les Ténières, rasé; la Vacherie, rasée; le Jarrier,
rasé; le Couvent, rasé et encore deux fermes à Grandpuits,
rasées ! ! " Le Briard, 21 octobre
1892
Dans la liste du père Gérôme
figure "le Jarrier, rasé"; il ne s'agit pas du hameau partagé
entre Saint Ouen et Fontenailles, mais de la ferme du Haut Jarrier, au même
lieu. Ce n'est donc pas l'une de ces "vérités alternatives"
tant à la mode en ce début de XXI° siècle. Par contre
en citant: "Au Cuissot, rasé", le père Gérôme
charge un peu la mule d'Henry, qu'il met en cause en 1892, car dès
1841, l'imprimeur Michelin notait à Grandpuits:
"Hors du village, la ferme de Feuillet appartient au général
Saint-Laurent, celle de Cuisseaux, moitié démolie, aux mineurs
Greffulhe; celle des Pleux, au général Du Taillis".
Les Greffulhe cités étaient le
père et l'oncle d'Henry, mineurs à l'époque.
"J'avais vu les friches de Glatigny; ces jours derniers, on m'a montré celles des Trévois (Voir ci-dessus sur ce plan de 1742: Glatigny, Traivois, la Maison Rouge) qui n'en sont pas loin et je vous assure que c'est encore pis. Il y a plusieurs années que le Maison a acheté cette ferme des Trévois qui comprenait de beaux bâtiments, maison d'habitation, écuries, remises hangars etc., plus, autour de la ferme, 150 hectares de terres presque d'un seul tenant. Presqu'aussitôt l'acquisition, le premier soin de M. Greffulhe fut de faire raser les bâtiments dont il ne reste pas une seule pierre et de laisser toute la terre en friches.... "Ici était la ferme; là, étaient les écuries; là le verger; là, le jardin," me dit mon guide." Le Briard, 6 décembre 1892 On peut présumer
que le directeur du Briard ne s'était pas risqué à inventer
cette destruction que chaque paysan autour de Nangis pouvait vérifier.
Il s'en expliqua d'ailleurs dans l'un de ses articles, le 4 novembre 1892: Le père Gérôme aurait-il
pu inventer la construction, puis la destruction d'un château à
l'emplacement de la ferme de Maison Rouge, toute proche de Champ Brûlé,
qu'il faudrait d'ailleurs aussi imputer à la génération
précédente de Greffulhe: "Sur un
chemin herbu, je voyais un tas de pierres cassées comme celles que
l'on voit amoncelées le long des routes pour réparer la chaussée.
Et comme je m'informais: "Ces pierres proviennent des murs d'une maison
qui était là et qu'on a détruite, me dit-on." Et
ainsi à chaque instant. |
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La ferme de Maison Rouge semble
bien avoir été abandonnée à l'époque indiquée
en 1892 par le père Gérôme: " Le
château construit il y a quelques vingt cinq ans était abattu
huit ans après", donc vers 1867
et 1875. Les recensements de Fontenailles montrent que la ferme était
occupée en 1872 par Louis François Ropsy, cultivateur, 42 ans
& Mélanie Tisserand, 38 ans, ainsi que Louis Ropsy, 12 ans, mais
que le hameau ne figure plus au recensement suivant, 1876. A retrouver à
la page suivante...
Recensements 1872 10 M 237; 1876 10 M 268 |
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Résumons: un richissime -et colérique-
châtelain faisant passer avant toute chose sa passion pour la chasse,
au point de préférer transformer en friches ses terres agricoles
déjà mises à mal par la prolifération d'un
gibier qu'il lâchait par milliers chaque année; un régisseur
qui employait la manière forte pour combler les désirs de
son employeur... Pas de quoi fouetter un chat! Cela justifie-t'il les
dizaines de pages que lui consacra le père Gérôme,
directeur du Briard à Provins. Cela justifie-t'il aussi ces pages
internet à rallonges que je consacre au châtelain comme à
son détracteur, plus de cent ans après?
Mais tout n'a pas été dit, et comme dans les meilleurs feuilletons, A. Vernant garde le meilleur pour la fin (et, l'imitant, je fais de même.) |
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Voici quelques années, j'avais mal interprété
cet arrêté du maire de la Chapelle Rablais du 4 octobre 1886
(six ans avant les articles du père Gérôme), repris
dans une note de service de la Sous Préfecture de Provins du 7 octobre:
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J'avais vu, dans ce tapage, le
charivari de gardes en goguette passant de cabaret en cabaret, lesquels étaient
fort nombreux en ce village. A un point tel que le préfet s'en émut
en 1851, demandant à la municipalité de modifier la porte de
sortie de l'école car les enfants devaient "passer
devant ces cabarets dont la maison d'école est entourée, l'un
étant à côté, l'autre à environ 10 mètres
de distance et le troisième à environ 20 mètres de la
maison d'école".
"Meuh non ! fut-il plus ou moins répondu, il ne s'y boit que deux bouteilles de vin par semaine !" Sur un petit brouillon, le secrétaire établit l'état véritable de ce qui se consommait effectivement dans les cinq débits de boisson de la commune: Tancelin, Garmond, veuve Charron, Lepanot, Million, soit 840 litres de vin, 110 litres de cidre, 65 bouteilles d'eau de vie et 16 de liqueur pour environ 500 habitants. J'avais attribué aux gardes les mêmes performances éthyliques. |
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A la Chapelle Rablais, la Municipalité
pouvait s'opposer au comte, bien qu'il ait eu des terres et trois gardes particuliers
sur le territoire communal, car le plus gros propriétaire, maire et
châtelain des Moyeux Jean Hubert Debrousse n'avait pas de compte à
rendre au châtelain de Bois Boudran. Mais, à Fontenailles, comment
s'opposer aux volontés d'un homme qui possèdait la plupart des
terres et employait tant de personnes dans la commune, entre le château,
les fermes, les piqueurs et les gardes... Henri Greffulhe n'était pas
maire de Fontenailles comme l'avait été son père, entre
1855 et 1870. En 1892, année d'élection, les maires furent Charles
Bernardeau et Jean Baptiste Moreau; mais une délibération du
Conseil municipal de 1888 montre que le comte faisait partie du Conseil, de
même qu'Henri Levasseur, son régisseur.
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Ce tapage était, encore une fois, une affaire de gibier. Les gardes du comte emplissaient la campagne de leur tintamarre, non seulement pour rabattre le gibier vers les terres de Bois Boudran la veille d'une grande chasse, mais aussi pour une raison fort mesquine; suivons encore le père Gérôme, le 25 octobre 1892: " Vous plairait-il, ce matin, de venir
faire un tour de chasse? me demande-t'on. (Des paysans de Glatigny) On décroche
les fusils, on siffle Duchesse, une jeune chienne, et l'on part... (sur une
parcelle appartenant aux fermiers) |
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J'entre dans la hutte d'un gardien: la porte est tournée du côté de la pièce qu'il a pour mission de garder, afin qu'il puisse apercevoir du plus loin possible les chasseurs qui arrivent. Il y a dans cette hutte, un poêle et une provision de brigots. J'avise un de ces gardiens et je lui demande: "Combien gagnez- vous par jour? Ainsi, c'est un fort gaillard de 18 à 20 ans, qui, moyennant trente sous, a pour mission de veiller les propriétaires de la pièce de terre, pendant toute une journée, et de claquer du fouet pour faire fuir le gibier de cette pièce, dès qu'ils se montrent au loin. Et ils sont peut être une quinzaine d'individus embauchés tout exprès pour cette besogne! |
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Les pratiques dénoncées
par A. Vernant sur les terres de Bois Boudran semblent bien avoir aussi eu
lieu en d'autres lieux. Chez le baron de Rotschild à Vaux Cernay, près
de Rambouillet : "Tout à coup, j'eus
la stupéfaction de voir sept ou huit hommes, l'un tapant sur une faulx,
l'autre sur un vieux chaudron. Celui-ci faisant choquer entre elles de longues
tiges de fer, celui-là secouant des récipients de tôle
attachés à ses épaules et remplis de pierres et de clous..."
La dépêche de Toulouse, signé Remo & le Briard 16 déc. 1892 |
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Le prince de Wagram, riche châtelain
de Grobois, usa des mêmes pratiques pour empêcher M. Marais, locataire
d'une chasse proche, à Marolles en Brie 94, de chasser "son"
gibier en 1867 :
Tout autant que la belle Parisienne plombant le chien plutôt que le lapin, le tapage derrière le grillage semble avoir fait partie des clichés des "belles chasses", on les retrouve en page centrale de "La Vie Parisienne" du 27 novembre 1909, sous le crayon de Maurice Taquay. Ce magazine n'est pas réputé pour sa virulence; il se définit lui-même ainsi: "moeurs élégantes, choses du jour, fantaisies, voyages, théâtres, musique, modes". Le tohu bohu pour empêcher les petits paysans de chasser sur leurs terres fait-il donc partie de ces "moeurs élégantes, de ces fantaisies" ?
"Grande nouvelle! depuis samedi, à midi, il n'y a plus de claqueurs de fouet sur Glatigny." put déclarer le père Gérôme le 4 novembre 1892, une semaine après son troisième article. "La Maison a capitulé et, du coup, son prestige est ébranlé, est à terre, aux yeux de tous ces malheureux sur lequels elle pèse. Il s'aperçoivent qu'une puissance nouvelle a fait son apparition victorieuse..." Bien sûr, Henry Geffulhe a fulminé: "Je tuerai le Briard, je ruinerai son directeur", mais il a cédé, peut être sous la pression de son épouse. Il ne postula pas pour un nouveau mandat de député en 1893, mais resta conseiller général jusqu'en 1913. Capitainerie royale et grand capitalisme eurent le même mépris des trop riches et puissants envers les petites gens. Armand de Gramont, duc de Guiche, gendre d'Henry Greffulhe eut pour le comte presque les mêmes mots que Louis XIV à son agonie: "Vous devriez faire de vos jeunes
des agriculteurs c'est le salut. Les folies somptuaires ont fait leur temps.
On ne peut plus gaspiller la terre pour le gibier."
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