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11 mars 1823
Inventaires, contrats de mariage, notoriétés
et autres par Henri Thion de la Chaume p 4
Naissance d'Alexandre Anatole Frédéric
Tattet, fils de Pierre Frédéric Ferdinand Tattet, agent
de change près la bourse de Paris, et de Anne Bon Jeanne Laurence.
Ne figure pas dans l'état civil de Paris reconstitué.
"Anne Bon Jeanne LAURENCE"
est l'identité officielle de "Mme TATTET", mère
d'Alfred TATTET (le poète), d'Alexandre Anatole Frédéric
Ferdinand TATTET et de Marie Charlotte Emma TATTET. Elle était
la fille de Charles Cosme LAURENCE (1745-1813) et de Marie Catherine
CARDONNE (1759-1852). Ceux-ci divorcent - après avoir eu au moins
1 fils et 3 filles - lorsque le divorce est rendu possible (après
le 20/09/1792). Chacun se remarie par la suite. Marie Catherine CARDONNE
- qui avait déjà donné naissance à un fils
"PELLETIER des CARRIÈRES" : Adolphe, né le 17/03/1794
à Paris, épouse en second mariage le père d'Adolphe
: Jacques Bon PELLETIER (dit "Sieur des CARRIÈRES"),
le 18/02/1802 (ou 29 Pluviose An X) à Paris (2ème arrt
ancien). - cf. table des mariages parisiens.
Anne Bon Jeanne LAURENCE (peut-être une autre fille biologique
de Jacques Bon PELLETIER ? On s'interroge...) fut rapidement nommée
(ou se fit appeler ?) "Jenny DESCARRIÈRES". (correspondance
avec une parente)
Grand oncle: Frédéric
Louis Tattet, agent de change, qui épousa le 21 octobre 1795
à la mairie du 2e arrondissement ancien de Paris, Denise Françoise
Lucas, fils de Jonas Pierre Tattet, horloger et de Jeanne Marguerite
Redard. (Yahoo Paris message 15820, citant "Catalogue Général
des Manuscrits des Bibliothèques Publiques de France: Paris Ministère
de l'éducation nationale", publié 1909, page 86.
) Né vers 1768, décédé en 1842, résidait
au 5 passage Saulnier.
Fratrie:
Alfred Charles Ferdinand 1809 Paris (Etat reconstitué p 37 3°
arrdt ancien) ; mort en 1856
(Alexandre Anatole Frédéric 1823/ 1899)
Marie Charlotte Emma 1827/1880 Paris
Erreur sur Geneanet: Adolphe
Louis né le 9 novembre 1806 Paris, mentionné dans l'Etat
reconstitué p 36 2° arrdt ancien. Adolphe figure parmi les
enfants alors que les parents se sont mariés en 1809; ne figure
pas dans le document de 1845.
Adolphe Louis TATTET, né le 09/11/1806, est le fils de Frédéric
Louis TATTET (1768-1842) - frère de notre ancêtre Charles
Frédéric Guillaume TATTET -1766-1840) - et de Denise LUCAS
(vérifié aux archives de Paris). Il est probablement mort
en bas âge. Il n'est absolument pas un fils d'Anne Bon Jeanne
LAURENCE et de Pierre Frédéric Ferdinand TATTET, qui n'eurent
que trois enfants. C'est une erreur en effet d'avoir attribué
cet enfant à ce dernier couple. (correspondance avec une parente)
Mai 1832
Léon Séché: La Jeunesse dorée
au temps de Louis Philippe
Le frère d'Alexandre, Alfred
Tattet était ami intime d'Alfred de Musset qui l'accompagnait dans
sa vie de noceur.
"Les compagnons de plaisir de la rue Grange-Batelière, suivant
en cela l'exemple de leur amphytrion, avaient pris de bonne heure l'habitude
de se repasser leurs maîtresses et de mettre tout en commun, jusqu'à
l'argent. Je ne vois guère qu'Alfred de Musset qui, sous ce rapport,
ait toujours fait bande à part, encore qu'il ait plus d'une fois
eu recours à la bourse de Tattet pour payer ses dettes de jeu."
A mon ami Alfred Tattet, poème
d'Alfred de Musset, extrait, mai 1832
"Dans mes jours de malheur, Alfred, seul entre mille
Tu m'es resté fidèle où tant d'autres m'ont fui.
"
Ce poème a été
mis en musique par Patrick Bruel (merci à Dominique Enon qui a
aussi sauvé la tombe d'Alfred Tattet à Samois)
Mars 1834
Alfred de Musset et George Sand par Maurice Clouard
Alfred Tattet retrouve Musset et George
Sand à Venise, tous deux malades.
"On était alors aux premiers jours de mars; un secours inattendu
arriva aux malheureux voyageurs. M. Alfred Tattet visitait l'Italie, en
compagnie d'une personne dont le nom fut célèbre au théâtre;
il fit un détour pour venir voir à Venise son ami Alfred
de Musset, qu'il croyait en bonne santé. Il le trouva revenant
à la vie; lui aussi se fit garde-malade, et ils furent trois au
lieu de deux: "J'ai tâché, pendant mon séjour
à Venise, écrivait-il à Sainte-Beuve, de procurer
quelques distractions à madame Dudevant..."
Documents inédits sur Alfred de
Musset par Maurice Clouard 1900
Le docteur Pagello, qui avait soigné
le couple, serait devenu l'amant de George Sand.
"Madame Tattet, lorsqu'elle me fit l'honneur de me recevoir, m'a déclaré
que son mari lui avait toujours dit que c'était lui, Alfred Tattet,
qui s'était aperçu de l'intimité existant entre G.
Sand et le docteur, ce dont il avait averti Alfred de Musset déjà
convalescent. Musset, qui n'avait jamais eu la moindre Vision au sens où
l'entend son frère, entra dans une rage folle à cette nouvelle
il voulut se lever pour tuer G. Sand et Pagello. Tattet parvint à
le calmer, et il se contenta de provoquer Pagello en duel. C'est à
cela que G. Sand fait évidemment allusion dans la lettre qu'elle
adressa le 24 août 1838 à Alfred Tattet "Je trouvais légitime
que vous me préférassiez votre ami; et, après tout,
vous me rendiez un plus grand service que de garder le secret, car vous
l'empêchiez de se battre et je n'eusse pas voulu payer votre silence
au prix de la moindre goutte de son sang." Enfin, G. Sand parvint à
illusionner Alfred de Musset et à lui persuader que Tattet avait
mal vu.
Alfred de Musset et George Sand
par Maurice Clouard
Lettre d'Alfred de Musset: "J'apprends, mon cher Alfred, que vous
avez manqué plusieurs fois à la parole que vous m'aviez
donnée de garder le silence sur tout ce qui s'est passé
en Italie. Cela m'a fait beaucoup de peine, d'abord pour vous, qui manquez
ainsi à votre promesse, et ensuite pour moi, qui ai cru, pendant
plus de quatre ans, avoir un véritable ami."
1837
Léon Séché: La Jeunesse dorée
au temps de Louis Philippe p 109
Maladie d'Alexandre Tattet révélée
par une lettre de son frère: "Je crains bien comme toi que
l'on ne s'abuse sur l'état de mon pauvre petit frère, mais
que veux-tu ? il y aurait par trop d'inhumanité à enlever
à un père et à une mère l'espoir, sorte de
branche pourrie qui se brise si souvent dans nos mains. Le spectacle désespérant
de cet enfant malade que j'aime vraiment de cœur m'a empêché
de revenir à Paris où je serais déjà depuis
quelques jours si j'avais suivi ma première inspiration."
4 ou 14 novembre 1837
Paris, état civil reconstitué, V3E/D
1393 p 33; Caveau familial au père Lachaise; Lettre d'Alfred Tattet
du 23 novembre 1845; extrait de "la jeunesse dorée"
Décès du père
d'Alexandre, Pierre Frédéric Ferdinand Tattet, agent de
change près la bourse de Paris, charge attestée entre le
22 octobre 1817 et le 17 septembre 1823. La fiche de l'état civil
reconstitué indique "14 9bre 1837, 2° arrondissement".
Caveau familial au père Lachaise:
Pierre Frédéric Ferdinand Tattet né le 11 janvier
1788 décédé le (illisible) novembre 1837
Lettre d'Alfred Tattet du 23 novembre
1845: "C'est le 4 que j'ai perdu mon pauvre père, il y a huit
ans." "La jeunesse dorée" p 300
Léon Séché, dans
un autre passage de "La jeunesse dorée" donne une indication
fausse sur cette date:
"Quand Tattet écrivait ces lignes, il n'avait guère
que quarante ans, mais il était plus vieux que son âge, ayant
brûlé, comme on dit, la chandelle par les deux bouts. La
goutte qui ne pardonne pas, lui fit expier durement ses excès de
toute sorte. Il mourut dans d'atroces souffrances, le 4 novembre 1856,
neuf ans jour pour jour après son père."
Cette date du décès
de Pierre Tattet est fausse; il s'agit de 1837 et non de 1847: son épouse
était déjà veuve le 2 avril 1845 (compte de tutelle).
Il est possible que Léon Séché ait eu des difficultés
à déchiffrer certains textes d'Alfred Tattet qui n'écrivait
pas toujours très bien: "Il paraît qu'Alexandre est
arrivé fort à propos pour te déchiffrer ma lettre
et que feu Champollion n'a pas été plus embarrassé
que toi. Faut-il pour te complaire , mon cher ami, suivre un cours de
calligraphie et apprendre l'écriture en vingt cinq leçons..."
lettre à Félix Arvers du 21 juin 1843
Ce n'est pas la seule erreur dans
le livre de Léon Séché: "Bury était
la maison de campagne de M. Tattet, père; Margency, le pavillon
de chasse ou de rendez-vous du fils. On menait joyeuse vie dans l'une
et dans l'autre. Bury existe encore il est situé près
d'Ermont, dans la vallée de Montmorency." En fait, Bury
est le nom d'une propriété située à Margency
(Ermont: commune limitrophe de Margency) qui existe encore, 1 avenue
Georges Pompidou, l'un des bâtiments d'un collège privé.
Les deux frères devaient fréquenter cette propriété:
un enfant d'Alexandre a été déclaré, l'un
à Margency, un autre à Montlignon, commune limitrophe
où son beau frère Alfred Leroux possédait un domaine.
Alfred Tattet entraînait
fréquemment ses compagnons à Bury: "Ainsi, le soir,
sur le coup de minuit, quand tout ce monde de viveurs levait le siège
au Café de Paris, il ne faudrait pas croire que c'était
pour s'aller coucher, comme les bons bourgeois du Marais. Ah ! mais
non. A ce moment psychologique, on était sûr d'entendre
dans le brouhaha la voix de Tattet ou celle de Guttinguer. Le premier
disait : "Qui vient souper rue Grange-Batelière ou à
Bury ?" Le second: "Qui m'accompagne aux Lilas ou à
la Terrasse ?" Cela dépendait du temps et de la saison.
Alors pendant que les autres dandys sautaient dans les fiacres qui stationnaient
devant la porte et se faisaient conduire à Enghien ou Morfontaine,
Alfred de Musset, Roger de Beauvoir, Belgiojoso, d'Alton-Shée,
Chaudesaigues, Arvers, etc., emboîtaient le pas à Tattet
ou à Guttinguer et filaient avec eux, qui sur Bury, qui sur Saint-Germain.
Disons tout de suite que Bury trouvait généralement plus
d'amateurs que la Terrasse, parce que chez Tattet on pouvait emmener
des filles, tandis que chez Guttinguer, quoique la dame du logis ne
fût pas bégueule, il fallait se contenter d'en parler et
d'en rire.
Mais avant de monter en voiture, Musset avait bien soin de s'approvisionner
de cigares au bureau de tabac qui faisait le coin de la rue Laffite,
- histoire d'échanger un dernier regard avec la demoiselle du
comptoir, jolie blonde aux yeux provocants." Léon
Séché, Etudes d'histoire romantique : Alfred de Musset,
L'homme et l'oeuvre, les camarades, Paris, Mercure de France, 1907.
Wikipédia: Grand Bury
Le château du Grand-Bury est une demeure du XIXe siècle
commandée par Pierre Tattet. Il se situe à Margency dans
le Val-d'Oise. La famille Tattet fit l'acquisition du domaine en 1822.
Le château fut construit en 1834 par un célèbre
architecte, Louis Visconti, à qui la vallée de Montmorency
doit de nombreuses demeures blanches rectangulaires à toit plat
avec balustres. Le parc du domaine fut dessiné par Jean-Pierre
Barillet-Deschamps, le paysagiste du Bois de Boulogne.
Victor Hugo venait pêcher dans le lac attenant au château.
Vers 1830, une société lettrée fréquentait
le Grand-Bury, regroupée autour des « trois Alfred »
: Alfred Tattet, Alfred Leroux (beau-frère du précédent
et propriétaire du domaine de Maugarny, dans les environs), et
Alfred de Musset. La vie à Bury était alors faite de parties
de billard, de courses à cheval, de baignades dans l'Oise ou
dans le lac de la propriété. Bury fut l'une des résidences
de Musset, qui y reçut George Sand. « Eh bien ! Je l'ai
quitté cet ennuyeux Paris que j'adore. J'ai été
à Bury. J'ai revu les bois que j'aimais tant, il y a deux ans.
Je me suis abreuvé de verdure, nous avons pris le café
en plein air et joué au loto : qu'est-ce que tu veux de plus
innocent ? » écrivit Musset à son frère.
Victor Hugo avait loué
en 1840 le château de St Prix, pour sa femme et ses enfants: "Qui
joint Montlignon à Saint Leu / Une terrasse qui s'incline / Entre
un bois sombre et le ciel bleu. (Les Contemplations), très proche
de Bury. Tattet et Hugo se fréquentaient: "Vous profiteriez
de l'occasion pour faire visite à Mme Hugo qui a loué
un château superbe dans un des plus beaux lieux de la terre, tout
à côté de chez nous." Lettre
à Ulrich Guttinger 1841
1842
Léon Séché: La Jeunesse dorée
au temps de Louis Philippe p 187
Alfred Tattet s'enfuit en Italie avec
Madeleine, épouse d'un Allemand: "Je ne l'ai pas emmenée
malgré elle... nous nous sommes "enlevés" réciproquement."
Alfred se brouille avec sa famille, sauf avec Alexandre qui est dans la
confidence de l'exil forcé:
"Mon petit frère, ce pauvre être chétif et souffrant,
me montre un coeur d'or et me donne mille preuves de dévouement
et d'affection." octobre 1842
Extrait de "Jeunesse dorée":
Quand Alfred passait la frontière, et cela lui arrivait chaque
fois qu'il enlevait une femme mariée, c'est Arvers qu'il chargeait
de ses intérêts durant son absence. Il voyageait même,
pour plus de sûreté, sous son nom et avec son passeport
ce qui faillit lui attirer un jour à Naples une histoire assez,
désagréable. (M. Jovin des Favières, secrétaire
à l'ambassade de France, avait connu Félix Arvers: "J'ai
cru moi même, me dit-il, en voyant votre passeport à l'ambassade,
que vous étiez mon camarade de collège". Tattet répond
qu'il est un cousin de Félix...)
Lettre d'Alfred Tattet à Félix Arvers postée à
Gênes du 9 septembre 1842
"Nous descendions de voiture à l'approche des grandes villes,
craignant qu'on ne trouvât pas "notre" passeport de
bon aloi et afin d'éviter de le montrer aux autorités
trop suceptibles...
Je te supplie de laisser ignorer à tous l'endroit d'où
je te l'envoie. C'est un point que tu partages avec Alexandre seul.
Je suis donc aussi sûr de l'un que de l'autre."
2 avril 1845
Inventaires, contrats de mariage, notoriétés
et autres par Henri Thion de la Chaume CXII-1143
Madame Anne Bon Jeanne LAURENCE, propriétaire, veuve de P. Pierre
Frédéric Ferdinand Tattet, ancien agent de change près
la bourse de Paris, y demeurant rue grange batelière n°15;
laquelle a dit que, voulant rendre à M. Alexandre Anatole Frédéric
Tattet, son fils, actuellement majeur, propriétaire demeurant à
Paris rue Grange Batelière n°15 compte de l'administration
qu'elle a eue de ses personne et biens, comme sa tutrice naturelle depuis
le 11 mars 1841 jour où ledit Alexandre Tattet a eu dix huit ans
jusqu'au onze mars 1844 jour où il a atteint sa majorité...
Anne Bon Jeanne LAURENCE et non Anne
BON comme dans certains arbres sur Internet: A B J Laurence veuve Tattet
Veuve de Pierre Frédéric Ferdinand Tattet, contrat de mariage
en janvier 1809 chez M° Serize
Enfants
Alfred Ferdinand Tattet, propriétaire, majeur, né le 19
novembre 1809 à Paris, demeurant 15 rue de la Grange Batelière
Alexandre Anatole Frédéric Ferdinand Tattet, né le
11 mars 1823, demeurant chez sa mère (15 rue de la Grange Batelière)
Marie Charlotte Emma Tattet, née le 31 janvier 1827, demeurant
chez sa mère (baptisée à St Roch).
(Emma épousera Alfred Leroux, banquier et homme politique, rencontré
dans la vallée de Montmorency où Mme Tattet et les Leroux
avaient des propriétés proches. Mort à Passy le 1°
juin 1880 "Alfred Leroux" p 218 Jeunesse dorée
Subrogé tuteur des mineurs Tattet:
Charles Frédéric Guillaume Tattet, agent de change honoraire,
époux d'Adélaïde Henriette Cardonne, demeurant 38 rue
de l'Echiquier, Paris
91 pages d'acte notarié, révélant
une masse active de 2.519.451, 40 F dont Alexandre percevra 195.491,11
F; des propriétés à Gien et Nevoy, Loiret en association,
société liquidée; une maison 6 rue Bleue où
Alexandre sera domicilié en 1864 (La rue Bleue est une voie du
quartier du Faubourg-Montmartre, un des quatre quartiers administratifs
du 9e arrondissement de Paris); l'hôtel particulier 15 rue de la
Grange Batelière adjugé à la mère pour 400.050
F (l'immeuble avait été acheté à M. Bocher
qui en occupait encore un appartement après la vente source: Léon
Séché p 9); en Seine et Marne, le prieuré Sainte
Geneviève à Jossigny (La terre de Jossigny appartenait depuis
un temps immémorable à l’abbaye Sainte-Geneviève
de Paris, ceci attesté par une bulle du pape Alexandre II (1061-1073)
qui confirmait les biens de cette abbaye. Wiki, voir aussi Michelin: essais..77
et Histoire du diocèse de Paris); 98 actions de la société
de commandite fondée pour l'éclairage par le gaz d'huile
de résine, Auguste Ribot et C° etc...
1847
Léon Séché: La Jeunesse dorée
au temps de Louis Philippe
Madame Tattet, mère, est aussi
intime d'Alfred de Musset.
"... lorsque, après une chevauchée en forêt,
Mme Tattet, la mère d'Alfred, tendait en souriant son album au
jeune poète, elle était à peu près sûre
qu'il y coucherait de jolis vers. Les stances désolées de
Tristesse lui vinrent de la sorte, en descendant de cheval, et aussi le
sonnet suivant que son frère ne voulut jamais faire entrer dans
ses œuvres complètes, de peur d'accréditer sans doute
la légende fâcheuse qui les lui avait inspirés: "Qu'un
sot me calomnie, il ne m'importe guère, / Que sous le faux semblant
d'un intérêt vulgaire, / Ceux mêmes dont hier j'aurai
serré la main / Me proclament, ce soir, ivrogne et libertin..."
S'agit-il de l'épouse ou de
la mère dans l'extrait suivant ? "Mme Tattet, pour mettre
fin à la brouille des deux amis, avait écrit une gentille
lettre à Musset, qui lui avait répondu : "Madame,
je vous demande pardon d'avoir eu un petit accès de sotte susceptibilité.
Mais il m'est impossible de le regretter, puisqu'il m'a valu votre charmante
et excellente lettre. Je vous supplie d'oublier ce que j'ai pu dire,
mais veuillez croire que je n'oublierai pas ce que vous y avez répondu."
Août 1849
Léon Séché: La Jeunesse dorée
au temps de Louis Philippe
Alexandre Tattet prend des bains de
mer (thérapeutiques) à Trouville, non loin du "chalet"
de Guttinguer, ami d'Alfred.
Lettre d'Alfred Tattet du 7 août 1849: "Ma fille se porte à
ravir. Son frère est très délicat et très
souffrant et nous ruine en médecins et apothicaires. Ne pouvant
le conduire à la mer, il prend des bains d'eau salée dans
sa baignoire. Quant à Lili, elle est on ne peut mieux, quoique
fort tourmentée par l'approche du choléra qui la remplit
de terreur et qui de Berlin, où il est, ne tardera sans doute pas
à venir nous trouver. Le Trésor, du reste, y trouvera son
compte, grâce aux droits de mutation et c'est peut-être une
ressource que nous réserve la Providence pour équilibrer
notre budget.
Alexandre est à Trouville, se baignant deux fois par jour et faisant
des whist féroces. Il va de temps en temps chez Guttinguer, que
la politique rend fou furieux. Il cherche dans le Corsaire à mordre
bien des mollets, mais le pauvre vieux n'a plus de dents et tu sais le
cas que l'on fait de ses aboiements."
Bains de mer thérapeuthiques
En 1753, le docteur Charles Russel publie Les effets des bains de mer
sur les glandes, conseillant de boire l'eau de mer et s'y baigner pour
des raisons médicales mais aussi religieuses. Il raisonnait ainsi
: Dieu est bon mais a créé le
mal, les maladies, il a donc dû placer dans la nature le remède
au mal. Le plus grand réservoir des forces naturelles étant
la mer, celle-ci doit être le plus puissant des remèdes.
Choléra: mars 1849: début
d'une épidémie de choléra qui dure jusqu'en septembre
et fait plus de seize mille morts
Trouville: L'essor de la station
balnéaire, qui a débuté au XIXe siècle avec
la mode des bains de mer, est sûrement dû à sa fréquentation
par un petit groupe de peintres : Charles Mozin le "découvreur
de Trouville" en 1825 , Huet, A. G. Decamps et son élève
Louis Godefroy Jadin, Eugène Isabey, Corot, dont le musée
d'Orsay fournit au moins une preuve: "Trouville bateaux de pêche
échoués dans le chenal" et aussi Eugène Boudin.
L'écrivain Alphonse Karr a également contribué
à sa renommée. Louis-Philippe aide également au
lancement de Trouville qu'il oppose à Dieppe la légitimiste,
et c'est de cette station qu'il tente de partir pour l'Angleterre lors
de la révolution de 1848. Gustave Flaubert y a rencontré
Élisa Schlésinger durant l'été 1836. Surnommée
la "reine des plages", cette villégiature de "grande
bourse" selon un classement des guides Joanne est bientôt
concurrencée par Deauville.
Alexandre Dumas en parle dans ses
Mémoires :"Arrivé au Havre, je me mis en quête
d'un endroit où passer un mois ou six semaines; je demandai un
village, un coin, un trou, pourvu qu'il fût au bord de la mer
; on me nomma Sainte-Adresse et Trouville. […] et ayant appris
que Trouville était encore plus isolé, plus perdu, plus
solitaire que Sainte-Adresse, j'optai pour Trouville." Wikipédia
27 septembre 1849
Etat civil reconsitué V3E M 951 p 24
Mariage à Paris d'Alexandre
Tattet (né le 11 mars 1823 à Paris, décédé
le 24 octobre 1899 Paris) avec Alice Ida Juillerat Chasseur (1830/1909)
dans le 1° arrondissement (ancien: Tuileries, Champs Elysées,
Roule, Place Vendôme).
1° décembre 1849
Etat civil reconsitué V3E/D 857 p 6
Décès présumé
de la mère d'Alexandre Tattet: Anne Bonne Jeanne Laurence, Paris
2° (ancien arrondissement) Date confirmée, par l'inscription
sur le caveau familial au père Lachaise (année illisible)
7 ou 17 juillet 1850 d'après
l'acte de mariage + Etat civil de Paris reconstitué
Naissance d'Emma Jenny Julie le 17
juillet 1850 Paris
A son mariage, le 15 mai 1872 avec Edouard de Visme, il est précisé:
"née à Paris le dix sept juillet mil huit cent cinquante,
fille majeure de Alexandre Anatole Frédéric Ferdinand Tattet,
âgé de quarante neuf ans, et de Alice Ida Juillerat Chasseur,
son épouse, âgée de quarante deux ans, rentiers, à
ce présents et consentants; mention marginale: "lesquels déclarent
avec serment que l'épouse, leur fille, est née à
Paris et qu'il est impossible de produire son acte de naissance... "
Les parents fournissent un acte de baptême. Voir plus bas.
Etat civil de Paris reconstitué,
V3E/N 2098 p 44: Emma Jenny Julie Tattet, née le 7 juillet 1850,
2° arrdt ancien (Chaussée d'Antin, Palais Royal, Feydeau, Faubourg
Montmartre).
1851 Recensement
Fontenailles 10 M 120 p 179
Seulement deux familles aux Bouleaux:
un cultivateur, Octavien Bouly, 44 ans, son épouse Françoise
Testard 42 ans et son père Gervais Testard 73 ans, quatre enfants
18, 9, 6, 4 ans, un berger de 23 ans et un domestique Gustave Bouly 11
ans.
Deuxième famille: un garde, Paul Rémond, 50 ans, son épouse
Hyacinthe Mistou 46 ans et son fils de 12 ans.
13 juin 1851
Léon Séché: La Jeunesse dorée
au temps de Louis Philippe
Alfred Tattet acquiert l'Ermitage
de la Madeleine à Samois, après avoir résidé
quelque temps à Fontainebleau, pour se cacher du mari de l'une
de ses conquêtes. Il est très handicapé par la goutte.
"Nous avons vu que la goutte, en le privant de l'usage de ses jambes,
le retenait souvent à la maison. Il fut un temps où il aurait
supporté malaisément cette infirmité. A présent
qu'il avait trouvé dans sa femme une autre Sœur Marceline,
il prenait son mal en patience.
"Mon pauvre vieux, mandait-il à Arvers au mois de septembre
1850, je ne suis plus heureux décidément que dans ma maisonnette
que je ne quitterai guère plus, à ce que je vois. Fini des
voyages et des déplacements !"
Propriétaire précédente
de l'Ermitage de la Madeleine, madame Hamelin
Madame Hamelin, ancienne Merveilleuse du Directoire, espionne durant
l'Empire, devenue légitimiste sous le règne de Louis-Philippe,
reçoit à bail en 1830, les 2 hectares, 75 ares et 21 centiares
de l'Ermitage de la Madeleine, avec la maison, ses dépendances,
son jardin et son parc, le tout pour la somme de 300 francs l'an. Madame
Hamelin y fréquentera de nombreuses années le couple Victor
Hugo ses voisins et y attirera d'éminentes personnalités
artistiques et politiques de l'époque dont Chateaubriand, Berryer
ou encore Laure Regnaud de Saint-Jean d'Angély.
À la mort de madame Hamelin, en 1851, la Deuxième République
renverra le domaine au privé, en le cédant à l'agent
de change, Alfred de Tattet, enterré au cimetière de Samois-sur-Seine,
ami de George Sand et d'Alfred de Musset, qui y feront là maints
séjours et y composeront certaines de leur œuvres. Démoli,
le château est rebâti en 1912.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Samois-sur-Seine
Lettre d'Alfred Tattet à Félix
Arvers du 23 novembre 1845, p 301
"T'ai-je dit que nous avons été faire une visite
à Biard, qui demeure dans nos environs? Je te conduirai chez
cette victime du grand V. H. (Victor Hugo) C'est un homme charmant,
comme toujours; son atelier est curieux."
Hugo fut l'amant de Léonie
d’Aunet, épouse Biard à partir de 1843
http://www.victorhugo2002.culture.fr/culture/celebrations/hugo/fr/prochpg2.htm
Victor Hugo à Samois
Le hameau des Plâtreries. Ce hameau comporte une succession de
belles demeures, parmi lesquelles "La Pêcherie" qui
fut autrefois un restaurant réputé sous le nom de "à
la Bonne Matelote". S'y trouve également la maison qui abrita
les amours clandestines de Victor Hugo et de l'épouse du propriétaire
de l'époque, François Biard.
site de Samois
Auguste BIARD (1799-1882) : inhumé
à côté d'Auguste Andrieux, peintre de mœurs,
avait sa propriété aux Plâtreries. Il peignit pour
le roi Louis-Philippe et l'empereur du Brésil, Dom Pedro, son
ami. Il prit part à une expédition au Spitzberg et en
Laponie avec sa femme l'écrivaine Léonie d'Aunet qui fut
plus tard la maîtresse de Victor Hugo de 1843 à 1850 et
qui fut emprisonnée deux mois pour flagrant délit d'adultère
alors que son amant, en qualité de pair de France était
protégé.
site de Samois http://www.samois-sur-seine.fr/rubrique.php?id=207
Léonie d’Aunet, par
Françoise Lapeyre, Lattès, 2005
Léonie d'Aunet (1820-1879) était l’épouse
du peintre François-Auguste Biard, voyageur et peintre populaire.
Elle embarque avec lui à l'âge de 19 ans pour un voyage
d'exploration scientifique au Spitzberg dont elle tire un ouvrage "Voyage
d'une femme au Spitzberg". Léonie d'Aunet et son mari ont
passé du temps aux Plâtreries à Samois-sur-Seine.
Biard (François-Auguste),
Deux années au Brésil, Paris : Librairie de L. Hachette
et Cie, 1862
Archives départementales de Seine-et-Marne Les seine-et-marnais
voyageurs. Sélection bibliographique.
http://archives.seine-et-marne.fr/library/05-Janvier2013Or_Biblio-pdf
Oeuvres de Biard
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=
AUTR&VALUE_1=BIARD%20Fran%E7ois%20Auguste
Voir portrait de George Sand par
Biard
http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0628/m025000_002382_p.jpg
Portrait de Leonie Biard, néee
Thevenot d'Aunet (1820-1879) par son mari
http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0640/m507704_85ee1220_p.jpg
Voir les Cahiers Samoisiens, n°7,
Septembre 1978, ... Victor Hugo et Mme Biard
Mme Biard et Victor Hugo
Le 15 juillet 1845, Mme Amable Tastu, qui ne plaisantait pas sur l'article
7, écrivait à la fille de Népomucène Lemercier
:
« ... Ce n'est pas seulement dans votre Normandie que les grands
hommes se passent de curé dans leurs relations intimes, et quoiqu'il
n'en résulte pas toujours des Guillaume, les parents du célèbre
bâtard trouvent encore d'illustres imitateurs. Le scandale donné
par le nouveau pair de France qui occupe à l'Académie
le fauteuil de votre noble père a-t-il été jusqu'à
vous? Depuis huit jours, c'est l'entretien de tout Paris. Voici le fait,
en cas que vous ne le sachiez pas. L'auteur des Burgraves, le poète
olympien, a été surpris avec la très jolie femme
du peintre Biard par le mari escorté du commissaire de police
dans un petit appartement du passage Saint-Roch loué par le susdit
poète sous un faux nom. La dame a été conduite
en prison, et pour éviter le même sort, le pair de France
a été obligé de déclarer sa qualité
et de signer au procès-verbal. Le mari a déposé
sa plainte et demandé à la Chambre la permission de poursuivre
le coupable.
"La dernière version est que de hautes influences ont arrangé
les choses moyennant la poudre merveilleuse qui les arrange toujours
: pension faite à la femme, travaux promis au mari, départ
du poète pour l'Italie où il va passer deux ans, dit-on,
le voyage payé : le tout, vrai ou non: vous savez tout
ce que la circulation ajoute aux faits. Mais voilà les bruits
courants. Vous voyez que le scandale ne fait pas faute ici. Comme le
principal personnage ne s'est pas fait beaucoup d'amis, c'est une jubilation,
pour les confrères surtout, que cette tuile tombée sur
son orgueil. Moi, je trouve cela grave et triste, et me demande avec
chagrin ce qu'il faut d'années, de facultés et de dignités
pour rendre les hommes sages." (dans Jeunesse dorée)
Ainsi, deux ans plus, tard, le 5
juillet 1845, quand il sera surpris au lit avec Léonie d’Aunet,
épouse Biard, dans un hôtel du passage Saint-Roch, par
le mari trompé et un huissier dûment assermenté,
il ne devra son salut qu’à sa situation de pair de France
qui, comme son nom l’indique, ne peut être jugé que
par les siens. Léonie, elle, paiera le prix fort : quelques mois
à la prison Saint-Lazare, où l’on incarcérait
les prostituées.
http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/2009/08/la-clarte-de-son-ame3.html
23 août 1851
Etat civil de Margency 3 E 104 12 p 17
Naissance d'Henriette "Lucie"
Renée; ses parents "demeurant dans leur maison de campagne
à Margency".
Témoins: Julien Juillerat Chasseur, 62 ans, propriétaire
à Paris, rue Neuve du Luxembourg n° 42, grand père paternel
Bénédict Frédéric Empaytaz 59 ans ingénieur
civil, Rue Sauson n°2, parent du côté maternel
Décès d' Henriette
en 1875 ou 1884 ou 28 août 1934 à Mehun sur Yèvre
(Généanet, à vérifier)
Mariée à Louis Pillivuyt, fabricant de porcelaines les
6 & 7 juillet 1875; à cette occasion, l'acte indique un lieu
de naissance inexact:
"Henriette Lucie Renée Tattet, demeurant avec ses père
et mère à Paris rue de Grammont, 28, en ce moment à
Fontenailles, née à Montmorency (Seine et Oise) le 23
août 1851..." Aucun Tattet à Montmorency (tables décennales
4 E 130)
Les Tattet ne figurent pas dans le
recensement de 1851 (9 M 673) où Margency compte 145 personnes
recensées en 1851. Une note en fin de liste précise: "ne
sont point comprises dans cet état une 40° de personnes qui
viennent habiter Margency pendant la bonne saison, lesquelles ont été
inscrites à Paris ou autres villes."
23 octobre 1852
Etat civil Montlignon 2 3 E 116 9 p 42
Naissance de Charles Ferdinand Louis
à Montlignon, commune limitrophe de Margency. Il est noté
que les parents demeurent ensemble à Montlignon. Décédé
le 28 septembre 1909 (tombe au père Lachaise)
Témoins: Julien Juilleret Chasseur, 65 ans, propriétaire,
grand père maternel, demeurant à Sannois, Seine et Oise
Adrien Benjamin Féline, 59 ans, demeurant 40 bis rue du Faubourg
Poissonnière, oncle maternel
Alfred Leroux, beau-frère du précédent -Alfred Tattet-
et propriétaire du domaine de Maugarny, dans les environs.
Charles sera inspecteur à la Compagnie Transatlantique en 1884
où il est témoin à la naissance d'Alexandre Guillaume
Weisgerber, fils de sa soeur Henriette. Il décédera le 28
septembre 1909 à St Michel Bougival (voir cette date)
Jeunesse dorée, chapitre consacré
à Alfred Leroux p 218 à 222, citant les mémoires
de Charles Bocher T1 p 215
"Madame Tattet .. nous emmena dans sa jolie propriété
de la vallée de Montmorency, toute proche de celle de M. Le Roux
où nous passions souvent nos soirées. On m'y présenta
le jeune fils comme un élève d'élite qui, à
son collège, remportait tous les prix. Leur voisinage permettant
aux deux familles de se voir souvent, amena naturellement le mariage
de Melle Emma Tattet avec le jeune Leroux qui devint ministre et président
du Corps législatif."
Banquier, il succéda à
son père en 1848. Comme tant d'autres à cette époque,
il taquina la muse et publia des poésies et des romans.
Alfred Leroux aurait prêté de l'argent à Louis Napoléon
Bonaparte pour son coup d'état, il l'en aurait récompensé
en lui offrant "un siège de député dans la
deuxième circonscription de Vendée où d'ailleurs,
il possédait de grandes terres."
Article Wiki sur Alfred Leroux
https://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_Le_Roux
18 février 1854
Bulletin des lois de la Republique Francaise, Volume 11
Correspondance avec Michel Kreis qui a rencensé de nombreux Tattet
suisses.
http://gw.geneanet.org/kreism?n=tattet&oc=&p=alexandre+anatole+frederic+ferdinand
Décret impérial autorisant
la création de la Société anonyme formée à
Paris sous la dénomination de Compagnie de Chemin de Fer de St
Rambert à Grenoble. Alexandre Tattet est acquéreur de 100
actions de 500 F chacune. Bien que les Tattet soient très nombreux
en Suisse et peut être plus concernés par cette ligne de
chemin de fer, il s'agit bien du résident des Bouleaux. Peut être
a-t'il été guidé par son beau frère, Alfred
Leroux, époux d'Emma, qui entre autres titres de ministre, député,
président du Conseil général de Vendée etc...
était aussi administrateur ou président de compagnies ferroviaires:
chemins de fer de l'Ouest, Syndicat des Chemins de Fer, chemins de fer
de Lyon Méditerranée... (source: faire part de décès
1° juin 1880)
1856
Recensement Fontenailles 10 M 150 p 103
Quatre familles aux Bouleaux:
Ferme: Octavien Bouly, fermier 49 ans, avec ses quatre filles 15, 12,
9, 4 ans, et un domestique Edouard Cremont 15 ans. Pas de mention de l'épouse
Françoise Testard et de son père Gervais Testard.
Basse cour: un garde, Louis Chevillon 32 ans,sa femme Célestine
Simone, 30 ans et leur fille Clémence 7 ans.
Basse cour: un jardinier: Théodore Noël 45 ans, son épouse
Marie Angélique Colichon, une fille de 3 ans, Clotilde Mosnier
71 ans, mère de l'épouse et un garçon jardinier,
Narcisse Texandier, 17 ans.
Château: Alexandre Tattet, 33 ans, propriétaire, Aline Juillerat
26 ans, Jenny 5 ans, Lucie 4 ans, Charles, 3 ans, ainsi qu'un valet de
chambre Georges Mochensiterne, 32 ans; Marianne Cornu, 36 ans, femme de
chambre; Babet Bendzoff, 35 ans, bonne d'enfants; Rosalie Tastevan, 30
ans, cuisinière.
La famille a emménagé entre 1852 et celui de 1856: en 1852,
la famille résidait encore en vallée de Montmorency.
4 novembre 1856
Etat civil reconstitué de Paris V3E/D 1393 p 36
Décès d'Alfred Tattet,
frère d'Alexandre, tombe à Samois: Carré A Emplacement
8
La sépulture familiale abrite
aussi sa femme Caroline Sidonie Laurence Greber, leur fille Jeanne Greber
épouse du général Tilliard, mort au champ d'honneur
à Sedan en 1870 et leur descendance: un fils Alfred, Ernest Jeanne
décédé à l'âge de 6 mois, un autre
Alfred Jacques Eugène et sa femme née Marguerite, Saint-Ange
Pierre ainsi que leurs deux filles Simone, Henriette, Jeanne et Suzanne
avec son époux Jacques, Auguste Charles Porée.
La jeunesse dorée:
"Mon pauvre vieux, mandait-il à Arvers au mois de septembre
1850, je ne suis plus heureux décidément que dans ma maisonnette
que je ne quitterai guère plus, à ce que je vois. Fini
des voyages et des déplacements ! Cela n'est bon que lorsqu'on
est jeune, curieux, avide d'émotions nouvelles et de romantiques
aventures. A mon âge, il faut rester dans le nid que l'on s'est
fait et ne pas lâcher la proie pour l'ombre, comme le chien de
la fable."
Quand Tattet écrivait ces lignes, il n'avait guère que
quarante ans, mais il était plus vieux que son âge, ayant
brûlé, comme on dit, la chandelle par les deux bouts. La
goutte qui ne pardonne pas, lui fit expier durement ses excès
de toute sorte. Il mourut dans d'atroces souffrances, le 4 novembre
1856, neuf ans jour pour jour après son père. (faux: voir
4 novembre 1837)
24 mai 1857
Etat civil de Fontenailles AD77 5 Mi 5492 p 52
Naissance d'Henriette Jeanne Marie.
Parents "demeurant aux Bouleaux".
Témoins: Julien Juillerat Chasseur, 68 ans, rentier, aïeul,
demeurant à Paris, 14 rue Basse du Rempart
Germain Octavien Bouly, 50 ans, cultivateur aux Bouleaux.
Mariage: 27 septembre 1881, Paris, à Alfred Weisgerber 1850/1917,
voir plus bas
Décès: 24 juin 1930
16 septembre 1864
Etat civil de Fontenailles AD77 5 Mi 5493 p 98
+ tables décennales + Etat civil Paris
La table décennale de Fontenailles
indique le décès de Julie Juillerat Chasseur le 16 7bre
1864. Il s'agit en fait de Julien Juillerat Chasseur, père de l'épouse
d'Alexandre Tattet, décédé aux Bouleaux. Difficultés
de lecture dues au scan surexposé:
Décès de Julien Juillerat Chasseur, âgé de
75 ans, né en Suisse, demeurant 39 rue des Martyrs à Paris,
veuf de Lydie Henriette Féline.
Déclaré par son gendre, Alexandre Tattet, les Bouleaux et
son fils Jules Juillerat Chasseur, 25 ans, résidant à Manchester,
comté de Lancaster, Angleterre.
Julien Juillerat Chasseur avait
épousé deux soeurs Féline: Olympe Sophie (1799/1832)
le 24 mars 1825 à Paris (Etat civil reconstitué V3E/M
539 p 36) et Henriette Lydie (1801/1893) le 20 juillet 1833 à
Paris 3° arrdt ancien (Etat civil reconstitué V3E/M 539)
Son frère Henri François Juillerat-Chasseur, né
le 22 avril 1781 à Locle, Suisse, était Président
du Consistoire de l'Eglise Réformée de Paris. (base Léonore
L1387007)
26 septembre 1867
Adolphe de la Rue: Les chasses du second Empire,
1852-1870 , Firmin Didot 1882 p 309
Alexandre Tattet participe à
une chasse avec le neveu de Napoléon III.
"Le 26 septembre 1867 Son Altesse Impériale arriva au chalet
de Grandvillers (Grandvilliers), accompagné de Son Altesse Royale,
le prince Humbert son beau-frère, de Son Excellence le chevalier
Nigra, du général d'Autemarre, du capitaine Brambilla, officier
d'ordonnance de Son Altesse Royale, du capitaine Villot, de la maison
de Son Altesse Impériale, de M. Alex. Tatet (Tattet) et de l'inspecteur
de la forêt. Il a été tué 9 chevreuils. 10
lièvres, 1 lapin, 47 faisans, 7 perdreaux gris, 46 canards et 1
caille; en totalité, 121 pièces. On avait tiré 310
coups de fusil."
Napoléon Joseph Charles Paul
Bonaparte — aussi appelé Napoléon-Jérôme
Bonaparte ou prince Jérôme Napoléon —, prince
français et prince Napoléon, prince de Montfort, comte
de Meudon et de Moncalieri, né à Trieste le 9 septembre
1822 et décédé à Rome le 17 mars 1891, est
une personnalité politique et militaire du Second Empire, cousin
germain de l’empereur Napoléon III.
Il était connu comme "le prince Napoléon" et
était familièrement appelé "Plon-Plon".
Parfois désigné sous le nom de "Napoléon V",
il ne fut, en réalité, jamais pleinement reconnu comme
le chef de la maison impériale. Wikipédia
Juillet 1868
"Des Prochaines élections au Corps
législatif, par A Tattet" Dédié aux Electeurs
du canton de Mormant (Seine-et-Marne) impr. de A. Hérisé
(Melun)
Publication de 16 pages; quelques
considérations de politique générale et non locale,
en vue d'élections prochaines:
"Rien ne se distingue moins de la profession de foi d'un candidat
du gouvernement que la profession de foi d'un candidat de l'opposition."
Préconise des "assemblées électorales préparatoires.
Sachons donc user du peu de liberté que l'initiative de l'Empereur
a su obtenir du Corps législatif. Formons des réunions dans
chaque canton, invitons les candidats à s'y présenter, arrêtons
à l'avance le programme des questions que nous aurons à
leur adresser, obligeons-les, s'il le faut, par des interrogations nettes
et précises, à sortir du vague dans lequel ils aiment à
s'envelopper; refusons résolument nos suffrages à celui
qui ne nous aurait pas trouvés dignes de sa présence et
de ses explications."
Quatre pages sur l'engagement de la France aux côtés du pape,
pour la "défense des Etats romains"; trois pages sur
les frais des forces militaires: "La loi du 1er février 1868
a augmenté dans une proportion considérable les forces militaires
de la France, car elle a porté la durée du service de sept
à neuf années, et créé une armée nouvelle
qui, sous le nom de Garde nationale mobile, doit donner 550,000 combattants.
Le Gouvernement pourra donc bientôt disposer de 1,300,000 soldats,
nombre qui n'a jamais été atteint à aucune époque
de notre histoire, même sous le règne de Napoléon
1er..."
Proposition d'impôt progressif; trouve injuste l'impôt indirect
qui frappe exagérément les pauvres, mais défend aussi
les propriétaires terriens, dont il fait partie: "L'impôt
a toujours été fort mal réparti en France; il est
loin d'être proportionnel ainsi que l'exigeraient l'équité
et la justice. Autrefois il portait presque exclusivement sur le peuple;
la noblesse et le clergé en étaient presque exempts; aujourd'hui
il frappe sur les moins favorisés de la fortune, et ne prélève
sur les plus riches qu'une légère contribution... Le propriétaire
foncier, l'agriculteur obligés de porter dans la caisse du percepteur
une part considérable de leur revenu, tandis que l'industriel,
l'officier public, le banquier, le capitaliste ne paient que des droits
insignifiants"
"Dans la confusion et les brigues qui vont se produire, les promesses
de toutes sortes, les dons intéressés ne manqueront pas;
nos murs vont se couvrir d'affiches de toutes couleurs, nous allons être
inondés de circulaires; le candidat présenté ou appuyé
par l'administration nous vantera son indépendance, les plus hostiles
au gouvernement parleront de leur attachement à nos institutions,
et chercheront à nous prouver que ce n'est qu'en les ébranlant
qu'on arrivera à les consolider."
Les idées politiques d'Alfred
Tattet et de Félix Arvers
Léon Séché: La Jeunesse
dorée au temps de Louis Philippe
Parlant de Tattet dans ses Mémoires, Ch.Bocher dit : "Tous
les habitués des réunions de Tattet étaient républicains,
libéraux et adeptes fanatiques de l'idée romantique. Mes
frères seuls (Édouard et Alfred) étaient royalistes
par éducation et tradition de famille."
Nous savons du reste que Tattet et Arvers firent le coup de feu sur
les barricades de 1830. Mais les journées de juin 1848, et la
peur du socialisme révolutionnaire les jetèrent comme
tant d'autres dans la réaction, et, l'année d'après,
ils ne juraient plus que par le prince Louis-Napoléon.
15 août 1868
Adolphe de la Rue: Les chasses du second Empire,
1852-1870 , Firmin Didot 1882
Assassinat du garde forestier de Grandvilliers,
Dissous, par un braconnier. Le fils d'un fermier d'Alexandre Tattet, Alphonse
Remy, ferme de l'Heurtebise, est condamné.
15 mai 1872
Etat civil Paris 2° 1 V4E 2597 p 15
Du quinze mai mil huit cent soixante
douze, à une heure du soir, acte de mariage de Jean Casimir Edouard
de Visme, (1840/1902), demeurant à Paris, rue Turbigo, 3, né
à St Amand (Nord) le trente juin mil huit cent quarante, fils majeur
de Casimir de Visme, (mention marginale: chevalier de la Légion
d'Honneur), âgé de soixante dix ans, pasteur du consistoire
de l'Eglise Réformée, et de Azeline Olympe Stéphanie
Delaporte, âgée de soixante ans, son épouse, sans
profession, propriétaires à St Amand, à ce présents
et consentants.
Et de Emma Jenny Julie Tattet, sans profession, demeurant à Paris
avec ses père et mère, rue de Grammont, 28, née à
Paris le dix sept juillet mil huit cent cinquante, fille majeure de Alexandre
Anatole Frédéric Ferdinand Tattet, âgé de quarante
neuf ans, et de Alice Ida Juillerat Chasseur, son épouse, âgée
de quarante deux ans, rentiers, à ce présents et consentants
(mention marginale: lesquels déclarent avec serment que l'épouse,
leur fille, est née à Paris et qu'il est impossible de produire
son acte de naissance... fournissent un acte de baptême)
Contrat de mariage la veille chez M. Devès.
Témoins: Onésime de Visme, rentier, 64 ans, EauxBonnes (Seine
et Oise) oncle de l'époux
Casimir Davaine, 60 ans, docteur en médecine, 3 rue Laffitte, cousin
de l'époux
Paul Augustin Alfred Le Roux, ancien ministre, 54 ans, 64 rue St Honoré,
oncle de l'épouse
? Vautier, architecte, 48 ans, 23 rue de Lisbonne, oncle de l'épouse
Doc dans: Généalogie
Protestante en Picardie:
http://www.roelly.org/~pro_picards/prop/pag400.html#8
Légion d'Honneur décernée
à Casimir de Visme le 27 août 1867 (né le 29 août
1801 à Valenciennes, décédé en octobre 1887),
pasteur, président du consistoire de Lille, résidant à
St Amand les Eaux. Pas de motif indiqué. Base Léonore
Annuaire de la noblesse de France
ed. 1873 page 326, sur Gallica
Mention du mariage dans la notice du 5 au 12 mai: "M. Jean Casimir
Edouard de Visme, fils de Casimir de Visme, pasteur, et d'Azeline Olympe
Stéphanie de la Porte , avec Melle Emma Jenny Julie Tattet, fille
d'Alexandre Anatole Frédéric Ferdinand Tattet et d'Alice
Ida Juillerat Chasseur (2° arr.)
1872
Recensement Fontenailles AD77 canton de Mormant
Pas de Tattet recensés aux
Bouleaux. Germain Bouly est cultivateur, 69 ans, plus un domestique de
14 ans et un jardinier de 28 ans
29 août 1872
Rapports et délibérations du Conseil
Général de Seine et Marne
Alexandre Tattet fait partie du jury
d'expropriation de la Commission de la Voierie, canton de Mormant; Conseil
Général de Seine et Marne, séance du 29 août
1872 présidée par le comte H. Greffulhe (voisin d'Alexandre
Tattet: château de Bois Boudran à Fontenailles)
6 et 7 juillet 1875
http://www.geneanet.org/archives/actes/view/?idacte=594798
+ faire part + journal Gil Blas du 18 janvier 1906
Mariage à Paris, 2° arrondissement,
de Henriette Lucie Renée Tattet, demeurant avec ses père
et mère à Paris rue de Grammont, 28, en ce moment à
Fontenailles, née à Montmorency (Seine et Oise) le 23 août
1851... (lieu inexact: Henriette est née à Margency, dans
la vallée de Montmorency: Margency 3 E 104 12 p 17)
et de Louis Maurice Pillivuyt, manufacturier, demeurant avec sa mère
(Elisabeth Elise Mourgue) à Mehun sur Mèvre, (Cher), né
à Foëcy (Cher) le 7 août 1849; décès le
23 décembre 1928.
Le 17 janvier 1906, au mariage de son fils Charles, cérémonie
protestante à l'église du St Esprit, Louis Pillivuyt est
qualifié de "grand industriel" (Gil Blas du 18 janvier
1906)
Contrat de mariage la veille chez M° Devès à Paris
Parmi les témoins: Charles Tattet, 28 ans, frère et Georges
Anne Jean Paul Leroux 24 ans.
Cérémonie religieuse le lendemain, 7 juillet 1875 en l'église
de l'oratoire du Louvre
Le temple protestant de l’Oratoire
du Louvre est une église située dans le 1er arrondissement
de Paris (145 rue Saint-Honoré - 160 rue de Rivoli). La paroisse
de l’Oratoire du Louvre est depuis longtemps de tendance protestante
libérale. Elle est rattachée à l'Église
protestante unie de France.
1876
Recensement Fontenailles AD77 canton de Mormant
Trois foyers aux Bouleaux
1/Alexandre Tattet, 49 ans, français né à Paris,
pas de mention de femme ni d'enfant.
Constant Vaussy, 35 ans, valet de chambre; une femme de ménage
31 ans, une femme de chambre 34 ans
2/ Eugène David, 32 ans, jardinier, né à Saint Ouen
et sa famille
3/ Auguste Mouton, 41 ans, cultivateur, son épouse et sa fille.
Plus un pâtre et un berger.
11 mai & 22 juin 1876 Faire
part de décès
Décès du frère
d'Alice Juillerat-Chasseur: Jules Adrien Juillerat, 38 ans, 32 rue de
l'Arcade, Paris,
Chevalier de la Légion d'Honneur; dossier :LH/1387/6, capitaine
d'Etat Major auxiliaire,
Le mois suivant, décès de l'oncle d'Alice: Philippe Féline,
79 ans, le 22 juin 1876 dans sa propriété de l'Ermitage
de Sannois (Val d'Oise) à ne pas confondre avec l'Ermitage de Samois,
77, propriété d'Alfred Tattet. Cérémonie à
l'église du St Esprit, rue Roquépine n°5 le 26 juin.
(temple protestant) Un frère de l'époux d'Hélène
Tattet (mariage en 1901) sera pasteur de Saint Esprit entre 1903 et 1910.
Tables décennales de Sannois p 28 et faire
part de décès en ligne:
http://www.geneanet.org/archives/actes/view?idacte=255596)
Ermitage de Sannois: http://fr.topic-topos.com/maison-lermitage-sannois
Alexandre Tattet, son épouse, ses enfants et leurs
époux figurent sur les faire-part.
26 septembre 1877
Etat civil Fontenailles AD77 5 Mi 5495 p 105
(La table décennale note 29 septembre 1877, date de la déclaration.)
Naissance de Hélène
Lydie Olympe Tattet,
fille de Alexandre Anatole Frédéric Ferdinand Tattet, 54
ans, propriétaire aux Bouleaux et de Alice Ida Juillerat Chasseur,
47 ans (scan de très mauvaise qualité, recoupement ultérieur)
témoins: Jean Casimir Edouard de Visme, banquier, 37 ans, résidant
3 rue Turbigo Paris (époux d'Emma Tattet, fille d'Alexandre et
Alice, voir plus haut)
et François Auguste Mouton, cultivateur aux Bouleaux
notes marginales:
Mariage le 20 septembre 1901 avec Gustave Camille Soulier, à Paris,
voir cette date
Décès à Paris le 7 mars 1956
12 novembre 1879
Le Figaro n°316
Article du Figaro à propos
d'une chasse du comte Greffulhe à laquelle Alexandre Tattet a participé.
1° juin 1880 Faire
part de décès
Décès d'Alfred Leroux,
époux de la soeur d'Alexandre, Emma au 364 rue St Honoré.
M. et Mme Tattet sont cités dans le faire part de décès,
ainsi que leurs filles et leurs gendres, de Visme et Pillivuyt; ainsi
que les enfants non mariés: Charles, Henriette et Hélène.
1881
Recensement Fontenailles AD77 canton de Mormant
Pas de Tattet
Auguste Mouton, 46 ans et sa famille + un charretier de 17 ans et un pâtre
de 16 ans
Un jardinier 38 ans et sa famille
26 septembre 1881
Etat civil de Paris 9° V4E 3593 p 8
L'an mil huit cent quatre vingt un,
le vingt six septembre, à trois heures et demie du soir, acte de
mariage de Guillaume Alfred Weisgerber, né à Ribeauvillé
(Ht Rhin) le 22 janvier 1850, domicilié à Paris, rue du
Château d'Eau, 10, docteur en médecine, fils majeur de Guillaume
Weisgerber, docteur en médecine, âgé de 62 ans et
de Henriette Mélanie Helck, son épouse, sans profession,
62 ans, demeurant ensemble à Ribeauvillé, présents
et consentants d'une part,
et de Henriette Jeanne Marie Tattet, née à Fontenailles
(Seine et Marne), le 24 juin 1857, sans profession, domiciliée
à Paris avec ses père et mère, rue de la Victoire,
96.... parents présents et consentants...
Contrat de mariage le 23 septembre chez M° Devès
Témoins: Charles Louis Weiberger, 27 ans, frère, 10 rue
du Château d'Eau
Edouard Weisgerber, 37 ans, ingénieur des Ponts et Chaussées,
officier d'Académie, Montbéliard, cousin
Edouard Alexandre Archdeacon, 58 ans, 15 avenue des Champs Elysées
Théodore Yundt, 54 ans, ingénieur en chef, chevalier de
la Légion d'Honneur, Belfort
Mariage religieux à l'église
(protestante) de l'oratoire St Honoré, 157 rue St Honoré,
le mardi 27 septembre 1881 à 2 h (Paris 1°) d'après
le faire part de mariage:
http://www.geneanet.org/archives/actes/view?idacte=255600
Alexandre sera témoin à
la naissance d'un enfant du couple, le 18 février 1884.
24 octobre 1899
Etat civil de Paris 9° V4E 8862 p 1
Décès d'Alexandre Anatole
Frédéric Ferdinand Tattet âgé de 76 ans, propriétaire,
né à Paris, décédé en son domicile
rue de la Victoire n° 96...
Fils de Ferdinand Tattet et de Jenny Descarrières, époux
décédés.
Epoux d'Alice Juillerat-Chasseur âgée de 69 ans.
Témoins: Paul Le Roux, 49 ans, sénateur, Boulevard Malsherbes
46 neveu du défunt.
Eugène Tattet 33 ans, propriétaire à Mauvezin, Alpes
Maritimes, cousin du défunt.
Dans l'acte de 1845, la mère
est: "Madame Anne Bon Jeanne LAURENCE, propriétaire, veuve
de P. Pierre Frédéric Ferdinand Tattet, ancien agent de
change près la bourse de Paris, y demeurant rue grange batelière
n°15; laquelle a dit que, voulant rendre à M. Alexandre Anatole
Frédéric Tattet, son fils... " et dans l'acte de
décès, la mèreest nommée Jenny Descarrières.
Voir la note à sa naissance.
29 octobre 1899 Rubrique
nécrologique dans "le Petit Caporal" p 1
https://www.retronews.fr/journal/le-petit-caporal/21-oct-1899/669/1799589/1
Hier ont eu lieu à l'église de la Trinité les obsèques
de M. Alexandre Tattet, beau-frère de M. Alfred le Roux qui fut
longtemps vice-président de la Chambre des députés
sous le règne de Sa Majesté l'Empereur Napoléon III,
puis ministre de l'agriculture en 1870.
M. Alexandre Tattet était un homme de bien, un esprit élevé
dans la plus haute acception du terme.
Propriétaire du château des Bouleaux près Nangis en
Selne-et-Marne, il mit gracieusement la chasse de ses étangs à
la disposition de S. A. I. Mgr le Prince Napoléon, lorsque l'Empereur
lui accorda le droit de chasser à tir dans la forêt de Villefermoys,
voisine de la terre des Bouleaux.
M. Tattet fut un des invités constants des chasses de S. A. M.
le Prince Jérôme Napoléon.
Sa mort met eu deuil les familles : Thierry-Miez, de Mulhouse Pillevuyt,
Wersgerber, Le Roux, de la Grange.
29 septembre 1901
Gil Blas du 30 septembre 1901 p 2
Journal des débats politiques et littéraires du 20 février
1924 p 4
Journal des débats politiques et littéraires du 12 mai 1937
p 2
http://base.huguenots-france.org
Mariage d'Hélène Tattet,
avec Gustave Camille Soulier, né en 1872 à Bordeaux
Gil Blas du 30 septembre 1901: carnet mondain: "M. Gustave Soulier,
homme de lettres, fils du pasteur de l'église réformée,
avec Melle Hélène Tattet."
Probablement frère de Camille
Soulier, né le 1° janvier 1870 à Bordeaux, pasteur à
Chey (1896-1903), pasteur à Paris (St-Esprit)1890-1910, marié
à Louise Dupin de St André, fille d'un pasteur de Tours.
http://base.huguenots-france.org/gw.cgi?b=pasteurs;lang=fr;i=9583
http://epu-saint-esprit.org/le-temple/histoire-du-temple/liste-des-pasteurs/
En 1924, mention du mariage à
Florence, de Florence Soulier, fille de M. Gustave Soulier, directeur
adjoint de l'Institut français de Florence, chevalier de la Légion
d'Honneur et de Mme née Tattet avec le docteur Giulo Urbino...
mention d'un deuil dans la famille.
Gustave Camille Soulier, décédé le 3 mai 1937, directeur
de l'Institut français de Naples: voir notice nécrologique
dans le Journal des débats politiques et littéraires du
12 mai 1937
1909
Registre d'inhumation du cimetière du père
Lachaise 12/12/1908 - 31/01/1909 p 28
Décès le 27 janvier
1909 d'Alice Juillerat Chasseur, épouse d'Alexandre Tattet. Sur
le caveau familial, en 1909, mention d'un décès, nom illisible,
mais dont la date de naissance correspond au fils Charles Ferdinand. Date
à vérifier.
Le registre d'inhumation du père Lachaise indique la date du 29
janvier 1909, Alice Juillerat Chasseur, veuve Tattet, âgée
de 79 ans, Paris 8° (64 rue des Mathurins), titre 30167 caveau 8°
division 2° ligne face 9° D n°13 de l'avenue du Puits
28 septembre 1909
Journal Gil Blas du 1° octobre 1909; le Gaulois
du 30 septembre etc...
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75361635/f2.item.r=Tattet.zoom
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k534471v/f2.item.r=Tattet.zoom
Etat civil de Bougival p 115
Avis de décès de Charles
Tattet: "A deux heures, hier après-midi, au temple du Saint
Esprit, rue Roquépine, ont eu lieu les obsèques de M. Charles
Tattet, chef de l'exploitation de la Compagnie générale
transtlantique, décédé à Saint Michel-Bougival
(Seine et Oise). On s'est réuni au temple". A noter que le
pasteur de ce temple est le frère de l'époux d'Hélène
Tattet, voir plus haut 29 septembre 1901.
Etat civil de Bougival p 115
Décès de Charles Tattet, en son domicile, rue du chemin
de fer, mari d'Andrée Lagneau, 42 ans; témoins de la famille
Lagneau: Didier Lagneau, 41 ans, ingénieur civil, 35 avenue Kléber,
beau frère; Henriette Lagneau, 32 ans, 51 boulevard Lannes, belle
soeur.
Caveau familial au père Lachaise
division 8 par Félix Callet 1791/1854
https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Grave_of_famille_Tattet
Tombe de Pierre Frédéric
Ferdinand Tattet, agent de change, son épouse, son fils Alexandre
ainsi que Charles Frédéric Guillaume Tattet et son épouse.
Extérieur : Famille Tattet (entre
parenthèses: compléments d'après la généalogie
Tattet)
intérieur, à gauche :
Illisible (Charles Ferdinand Louis Tattet) : 23 octobre 1852/28 septembre
1909
Alexandre Anatole Frédéric Ferdinand Tattet né le
11 mars 1823 décédé le 24 octobre 1899.
Marie Catherine de Cardonne de Peltier des Carrier née le 22 avril
1759 décédée le 13 mars 18??
(en 1845, Charles Frédéric Guillaume Tattet, tuteur subrogé
des mineurs Tattet, agent de change honoraire, était l'époux
d'Adélaïde Henriette Cardonne, demeurant 38 rue de l'Echiquier,
Paris)
Anne Bon Jeanne veuve de Pierre Ferdinand Tattet décédée
le 1er décembre (illisible: 1849) (née Anne Bon Jeanne LAURENCE)
intérieur, à droite :
(illisible) Laurence épouse de Charles Caron née le 23 avril
1787 décédée le 11 avril 1849
Charles Frédéric Guillaume Tattet né le 12 mai décédé
1766 le 24 avril 1840
Henriette Adélaïde Cardonni née le 3 février
1766 épouse de Charles Frédéric Guillaume Tattet
décédée le 1er septembre 1838
Pierre Frédéric Ferdinand Tattet né le 11 janvier
1788 décédé le (illisible: 4 ou 14) novembre 1837
Domiciles ou résidences, lieux
de naissance...
1845 15 rue Grange Batelière,
Paris
1849 15 rue Grange Batelière, Paris
1849 séjour à Trouville
1850 Paris 2° arrdt ancien
1851 Margency, vallée de Montmorency
1852 Montlignon, vallée de Montmorency
1856 Fontenailles, les Bouleaux
1857 Fontenailles, les Bouleaux
1864 Fontenailles, les Bouleaux
1864 6 rue Bleue, Paris
1872 28 rue de Grammont, Paris
1876 Fontenailles, les Bouleaux
1877 Fontenailles, les Bouleaux
1881 96 rue de la Victoire, Paris
1884 Henriette et A. Weisgerger habitent au 6 rue Bleue
1894 96 rue de la Victoire, Paris
1899 96 rue de la Victoire, Paris
1909 64 rue des Mathurins 8° (veuve Tatte)
Enfants
Emma Jenny Julie TATTET 1850- mariage
en 1872 avec Jean Casimir Edouard de Visme, banquier
Henriette Lucie Renée TATTET 1851-1884, mariage en 1875 avec Louis
Maurice Pillivuyt, industriel
Charles Ferdinand Louis TATTET 1852-1909 célibataire en 1880, marié
à Andrée Henriette Lagneau, Inspecteur à la Compagnie
Transatlantique
Henriette Jeanne Marie TATTET 1857-1930, mariage 1881 avec Guillaume Alfred
Weisgerber, médecin
Hélène Lydie Olympe TATTET 1877-1956 mariage le 29/3/1901
avec Gustave Camille Soulier, homme de lettres, directeur de l'Institut
français de Naples
Autres documents
Noms de famille en 1900: 641 Tattet
en Suisse, 107 en France.
Des Prochaines élections au
Corps législatif, par A. Tattet... impr. de A. Hérisé
(Melun) 1868
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5429570p?rk=21459;2
Portrait d'Alfred Tattet dans Jeunesse
dorée:
Etudes d'histoire romantique. La jeunesse dorée sous Louis-Philippe
: Alfred de Musset, de Musard à la reine Pomaré, la Présidente
(documents inédits) / Léon Séché / Mercure
de France / 1910
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2080870/f9.image
Alfred Tattet à Samois
http://www.musset-immortel.com/Album-Alfred-Tattet-Samois.html
http://autourduperetanguy.blogspirit.com/archive/2011/09/23/chez-alfred-tattet-le-cenacle-romantique-de-la-rue-grange-ba.html
Chez Alfred Tattet, le cénacle
romantique de la rue Grange-Batelière.
http://autourduperetanguy.blogspirit.com/archive/2011/09/23/chez-alfred-tattet-le-cenacle-romantique-de-la-rue-grange-ba.html
Poème d'Alfred de Musset "à
Alfred Tattet"
http://www.poesie-francaise.fr/alfred-de-musset/poeme-a-alfred-tattet.php
http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?O=NUMM-200390
La Coupe et les Lèvres, dédicacé à Alfred
Tattet
https://fr.wikisource.org/wiki/La_Coupe_et_les_L%C3%A8vres
Poème de Félix Arvers
"à Alfred Tattet"
http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/felix_arvers/a_alfred_tattet.html
Le château et l'Ermitage de la
Madeleine à Samois
https://fr.wikipedia.org/wiki/Samois-sur-Seine
http://www.musset-immortel.com/La-Madeleine-Musset-Tatttet.html
Tombe à Samois Carré A Emplacement 8
Bury
http://www.musset-immortel.com/Album-Musset-Bury.html
La Grange Batelière
http://www.musset-immortel.com/Rue-Grange-Bateliere-Musset.html
Film: Les enfants du siècle
(1999) de Diane Kurys
Juliette Binoche: George Sand; Benoît Magimel: Alfred de Musset;
Arnaud Giovaninetti: Alfred Tattet etc...
Correspondance avec une parente.
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