Etienne Fare Charles Huvier/29
curé de la Chapelle Rablais 1752/1759
Relations, paroissiens & famille

page d'accueil

Passez la souris sur les
illustrations pour leur légende.
Ctrl + pour agrandir la page

Etienne Huvier ne craignit pas d'affronter ses paroissiens tant pour faire respecter ses droits que pour imposer ses volontés.

Dès la cure de Marolles, il s'opposa aux "danses de Saint Friquet" cette "misérable fête" et les fit interdire l'année suivante.
On a vu qu'à la Chapelle Rablais, un conflit l'opposa à Nicolas Légé, l'ancien maître d'école de la Chapelle Rablais, auquel il déniait toute capacité; ce dernier ayant pris à partie Jean Sonnette, candidat malheureux. Une assemblée d'habitants houleuse parmi d'autres...
Le curé se confronta aussi au seigneur, pour faire respecter son droit de dîme dans le parc du château des Moyeux, ce que nous détaillerons plus loin. Ledit seigneur attendit d'ailleurs le départ du curé Huvier pour doter l'église d'une nouvelle chapelle et d'une cloche neuve.
N'oublions pas les relations tendues entre le nouveau curé et Charles Bureau, l'ancien, qui lui vendit le prebytère.
A Cerneux, il ne tarda pas non plus à provoquer les "murmures" de certains paroissiens en n'organisant pas la procession de Pâques traditionnelle jusqu'à Augers; en refusant plus tard de célébrer la fête de Saint Eloi, faute de présentation d'un "bâton"; et bien d'autres encore qui seront détaillés le moment venu.

 

S'il s'est élevé des voix qui "murmuraient", Etienne Huvier n'était pas entouré que de paroissiens hostiles, fort heureusement. Il n'est pas évident de les retrouver dans les documents qui nous sont parvenus, principalement des actes notariés, des extraits des registres paroissiaux et les notes que le curé y écrivait. Une fois de plus, il faut essayer d'extrapoler à partir d'indices quelquefois tenus (J'en suis coutumier et il est fort possible que mon imagination ait été trop fertile. N'hésitez pas à me corriger, si nécessaire. )

Son prénom "Fare" fut très cher à son coeur : le 10 mai 1757, il justifiait son absence de la cure de la Chapelle Rablais : "J'étois pour lors à Faremoutiers, et ai assisté à la procession de Snte Fare, ma bonne patronne." Pendant son sacerdoce dans cette paroisse, Fare fut donné en premier, second ou troisième prénom, à seize nouveaux nés. Sept enfants ajoutèrent "Fare" à leurs prénoms à Marolles, entre 1749 et 1752. A Cerneux, ils furent douze. Si l'on trouve encore des enfants prénommés Fare après le départ du prêtre de ses cures successives, c'est la plus souvent en hommage au parrain ou la marraine. Cela semble être un marqueur de bonnes relations entre certains paroissiens et le curé.
Antoine Louis Fare Guinand était le fils du maître d'école, Marie Catherine Fare Gibert étant de la famille de son épouse; Reine Fare Sonville était la fille du fossoyeur, tous proches de la cure, mais d'autres parents n'avaient pas de liens directs avec le curé Huvier...

Doc: le prénom Fare en relation avec le curé Huvier


Philippe Antoine Fadin et Louise Goué semblent avoir été parmi les plus fidèles à Etienne Fare Charles Huvier. Ils étaient fermiers de la ferme disparue de la Truchonnerie qui se situait non loin du stade, et dont la trace subsiste encore. Avec les élèves, nous y avons retrouvé des vestiges archéologiques aussi glorieux que des fragments de tuiles et de briques, qui marquaient encore les bâtiments, ainsi qu'une dent de vache (plus que préhistorique !)

Ces fermiers ont ajouté le prénom Fare à deux de leurs enfants : Marguerite Fare Fadin née en 1753 et Charles Antoine Fare Fadin en 1756. A l'âge de treize ans, Charles Antoine Fare Fadin et Geneviève Fare Appoline Bougault, quinze ans, tous deux baptisés par le curé Huvier, portèrent sur les fonts baptismaux Nicolas Antoine Fare Fadin, fils de Nicolas Fadin et de Marie Madeleine Baulny (Boni). Etienne Fare Charles Huvier avait quitté la Chapelle Rablais depuis une dizaine d'années, le prénom Fare était un hommage au parrain et à la marraine; comme pour Louis François Fare Lisle à cause de sa marraine Marguerite Fare Fadin, le nouveau curé Poiret étant le parrain.

Deux autres garçons Fadin furent enfants de choeur du curé Huvier. Ils décédèrent à une dizaine de jours d'intervalle en 1754 : François, 10 ans, le 25 juin et Antoine fils, 13 ans, le 4 juillet.

Au détour d'un petit mot à François Bougault, marguillier de l'année, pour préparer le renouvellement des baux de location des terres de la Fabrique, se dévoila une facette de l'intimité du curé. La petite lettre se termine par : "Mes respects à Mtre Vaudremer, je salu la petitte famille dans laquelle je comprends bien l'aimable chouchou. J'ai aussy l'honneur d'être avec la plus parfaitte estime. Votre très humble et très obéissant serviteur." Lettre jointe aux minutes du notaire Vaudremer AD77 188 E 64

Je ne résiste pas à l'attrait du mystère: qui pourrait bien être l'aimable chouchou? Mais avant d'essayer de trouver la -probable- fille du marguillier, reste à savoir quel pourrait bien être son père, car, à la Chapelle Rablais, au milieu du XVIII° siècle, les "François Bougault" ne manquent pas.
Manouvriers à la Chapelle Rablais, grand-père, père et fils étaient prénommés François, le schéma est classique. S'y ajoutent aussi un François Bougault (ou Bougos) neveu et même un Henry Bougault, laboureur aux Montils qui se voit prénommé François lors de son remariage à Valjouan où il résidera ensuite.

Le marguillier était François Bougault, époux de Catherine Baulny comme le prouve la mention "ancien marguillier" dans l'acte de naissance de (évidemment) François Bougault, deux ans après le petit mot du curé. Plusieurs détails de ce message posent question : la lettre elle-même dont la fonction première est d'être lue. Problème, aucun "François Bougault" ne savait lire. A la fin de l'acte d'assemblée du dimanche 25 janvier 1756, préparé par le brouillon du curé Huvier du mardi 20, seuls François Baton, Philippe Félix et Jean Bordier avaient signé. "Touttes les autres partyes ont déclaré ne sçavoir écrire ny signer de ce interpellé", dont François Bougault, le marguillier. Il faudra attendre 1776, au décès du marguillier, pour découvrir la signature d'un neveu.
Un autre extrait de la lettre pose problème :"Si les chemins ne sont pas trop mauvais, je vous envoirai mercredy les adjudications et une notte des autres terres qui seront adjugées." Le curé résidant au presbytère et le marguillier aussi domicilié au chef-lieu on ne comprend pas pourquoi l'état des chemins aurait pu empêcher la transmission de ces documents, sauf si le curé ou le marguillier avait été absent du village. D'autres questionnements, les pièces justificatives, les généalogies à découvrir ...

Doc: lettre au marguillier François Bougault, documents, questionnements...

Quant à l'aimable chouchou, nous en avons déjà fait connaissance quelques paragraphes plus haut, à propos du prénom Fare, cher au curé : "A l'âge de treize ans, Charles Antoine Fare Fadin et Geneviève Fare Appoline Bougault, quinze ans, tous deux baptisés par le curé Huvier, portèrent sur les fonts baptismaux Nicolas Antoine Fare Fadin, fils de Nicolas Fadin et de Marie Madeleine Baulny."
Fare Apolline Bougos fut baptisée le 26 janvier 1754. Quand le curé écrivit à son père, elle allait bientôt fêter ses deux ans, mais les anniversaires étaient-ils célébrés comme de nos jours ?
Etienne Fare Charles Huvier la baptisa, son parrain fut Philippe Antoine Fadin (père de Charles Antoine Fare et grand-père de Nicolas Antoine Fare), sa marraine, la servante du curé, Geneviève Apolline Le Begue. En 1754, sur l'acte de naissance ne figuraient que les deux prénoms Fare & Apolline, alors qu'en 1769, elle fut prénommée Jeneviève Fare Apolline, deux prénoms en hommage à la servante du curé.
Voici donc probablement cette "aimable chouchou", une petite fille de deux ans baptisée Fare en l'honneur du curé...

Doc: Geneviève Apolline Le Bègue & autres domestiques du curé Huvier dans toutes les paroisses

 

 

Même s'il s'était éloigné de Coulommiers, sa "patrie" Etienne Huvier n'avait pas rompu les liens avec sa famille, loin de là! Des proches lui rendirent visite dans ses différentes cures. En 1767, Perrine Huvier, Huvier l'aîné (Antoine) et Huvier des Fontenelles (Pierre François) révélèrent leur présence chez leur oncle à l'occasion du décès d'un garde chasse du château de Montglas à Cerneux.
Toutes les références, copie des actes etc... dans la page "doc : visites et cérémonie familiales"

Doc: visites et cérémonies familiales, actes, références

Trois enfants et probablement leurs parents, Jean Huvier le bailli & Elisabeth Hébert, de passage dans la cure de leur oncle. Ils se contentèrent de laisser leur marque, n'étant alors âgés que de dix à quatorze ans. A noter que le petit garçon de dix ans n'était déjà plus "Pierre", mais "Huvier des Fontenelles" et qu'Antoine semblait prendre au sérieux son statut d'aîné.

Etienne Huvier proposa plus d'une fois à ses invités de figurer comme témoin ou même comme parrain/marraine, à l'occasion de leur passage dans sa cure. Le 13 juin 1765, Henriette Fare Julitte Garnier eut le curé comme parrain (d'où le prénom Fare) et comme marraine "Melle Oudette Henriette LeRoy du Mée demeurante ordinairement à Coullomiers et de présent chez nous, fille majeure de feu Charles Jacques LeRoy du Mée, vivant veneur de son altesse Royale M. le duc d'Orléans et de feue Marie Oudette Saget ses père et mère", fille du propriétaire de la ferme du Mée, à Saints, avant que Jean Huvier, le bailli, ne l'achète. Il est plus que probable que les parents, manouvriers, n'avaient aucun lien avec la marraine.

En 1754, l'époux de Jeanne Marguerite Charlotte Huvier, soeur du curé, présent à la Chapelle Rablais, fut témoin au mariage d'un simple berger veuf, se remariant avec une veuve. L'occasion pour le curé d'énumérer les titres du mousquetaire sur cinq longues lignes : "en présence aussy de messire Henry François Lefort de Champroger écuyer officier dans la première compagnie des mousquetaires du Roy servant à la garde de sa majesté, chevallier de l'ordre militaire de S.nt Loüis, pensionnaire du Roy capitaine des chasses et m.tre des eaux et forest de Coulommiers en Brie..." La mention fut bien plus brève pour les autres témoins, il est vrai qu'un mousquetaire en grand uniforme devait avoir plus d'allure qu'un maître d'école, un aubergiste et un enfant de choeur.

Ci contre : les uniformes de mousquetaires sous Louis XV, puis en passant la souris sur l'image, sous Louis XVI

Lien externe : les mousquetaires du Roi

Etienne Huvier fit plusieurs fois mention des mousquetaires : "Au commencement de mars 1762, Mr Lefort de Champroger mon beau frère à été nommé au grade de premier brigadier de la première compagnie de mousquetaires de sa majesté." lequel décéda le 10 janvier 1763 à l'âge de quarante huit ans "j'ai eu le malheur de perdre mon cher mari .." Jeanne Marie Charlotte Huvier dans le journal d'Antoine Huvier AD 77 195 J 18
Le curé Huvier nota aussi le décès de son neveu, deux ans plus tard :
"Mon neveu Lefort de Champroger âgé de 8 à neuf ans, pensionnaire de sa majesté, Capitaine des chasses et maistre particulier des eaux et forêts de Coulommiers en Brie est décédé chez sa mère, le samedy vingt un septembre mil sept cent soixante cinq entre onze heures et midy de la petite vérolle laquelle cette année à enlevé audit lieu et aux environs un grand nombre d'enfans." Note du curé
Le curé rédigea une note à propos de la réduction du nombre des compagnies de mousquetaires et d'un sixième du nombre de gendarmes, chevaux-légers, grenadiers à cheval, gardes du corps; en fait la suppression des compagnies de mousquetaires de la garde, par Louis XVI, par ordonnance du 15 décembre 1775.

Cette suppression concerna particulièrement l'époux de sa nièce "Elisabeth Perine Margueritte Huvier": "Messire Etienne Thomas Ogier de Baulny âgé de vingt sept ans et demy, écuyer, l'un des deux cents mousquetaires de la première compagnie de sa majesté", mousquetaire en juin 1775, "ancien mousquetaire de la première compagnie de sa majesté" en 1776, sans nouvelle charge, semble-t'il, pas plus qu'en 1779. Il ne semblait pas avoir rejoint un régiment de infanterie, cavalerie ou dragons et, ayant moins de dix ans de service, ne devait plus percevoir qu'un quart de sa paye... Nous retrouverons ce couple un peu plus loin... Ordonnance pour la suppression des deux compagnies de mousquetaires du roi 15 décembre 1775

 

 

Etienne Fare Charles Huvier assista ou participa à de nombreuses cérémonies familiales. Pour certaines, il ne put être présent, à cause des délais et de l'éloignement "Ce jourd'huy vingt cinq avril mil sept cent cinquante quatre maître Charles Antoine Huvier... décédé hier... a esté inhumé dans le cimetière de cette paroisse..." L'inhumation de Charles Antoine se fit sans son fils, curé à la Chapelle Rablais.
Registre paroissial de Coulommiers 5 Mi 2261

Si, aujourd'hui, aller de Coulommiers à l'une de ses cures prend moins d'une heure, voici plus de deux cent cinquante ans, il n'en était rien.


 

Pour rejoindre Marolles, très proche de Coulommiers, il fallait une heure de cheval au pas, moitié moins au trot et l'on imagine mal le curé lancé au galop (un cheval normal au pas parcourt en moyenne 8 kilomètres par heure, 14 au trot et 21 au galop).
Il fallait alors cinq heures pour se rendre à la Chapelle Rablais. Imaginons qu'un messager soit parti de Coulommiers pour la Chapelle Rablais, pour annoncer le décès de son père -cinq heures- que le curé prévienne un remplaçant, le plus souvent un frère Picpus du couvent de Bréau -une heure aller et autant retour- que le curé se dirige vers Coulommiers -encore cinq heures- Au moins une journée entière aurait été consacrée à ce déplacement.
En 1776, quand sa mère décéda, elle ne fut inhumée que le surlendemain, mais Etienne Huvier ne put se rendre à son enterrement à cause d'un accident de cheval qui lui rendait les voyages difficiles :
"...l'année mil sept cent soixante dix, en laquelle année, le vendredy 25 may, lendemain de l'ascencion, j'ai eu le malheur d'avoir la jambe gauche cassée et des plus mal remise... je souffre considérablement et ne pouvant marcher même avec beaucoup de peine, qu'avec le secours de deux quénettes. (Quennette, béquille, appartient au patois briard)" Note du curé Huvier dans le registre paroissial de Cerneux/Auguste Diot : Le patois briard

Il baptisa au moins deux neveux et nièces de la descendance de Jean, son frère, bailli et maire de Coulommiers. Il leur adjoignit -qui l'eût cru?- le prénom de Fare.
Le 16 juillet 1755, à Coulommiers, il fut parrain d'Antoine (pour le grand-père) Fare (pour son oncle curé) Jean (pour son père, le bailli) Huvier.
Ci-contre, son portrait conservé aux Archives départementales de Seine et Marne. AD77 195 J 3-18
Le 13 juillet 1779, il baptisa lui-même dans l'église de Coulommiers sa petite nièce, Anne Jean Perrine Ogier de Baulny, née
"du légitime mariage de Messire Etienne Thomas Ogier de Baulny ancien mousquetaire de la première compagnie de sa majesté et de demoiselle Elisabeth Marguerite Perine Huvier (une fille du bailli Jean)" en présence du curé de Coulommiers, Guillaume Rihoüey Desnoyers. Nous avons découvert ce prêtre quelques pages auparavant et nous aurons à nouveau l'occasion de le rencontrer un peu plus loin.

Ascèse du curé Rihouet Desnoyers
Culte sur la tombe du curé Desnoyers

Le lundi 12 octobre 1750, ce ne fut pas Etienne Huvier qui maria son frère Jean, bailli, dans l'église St Denis de Coulommiers. La cérémonie fut concélébrée par le curé Parent et "Mr Pierre Jean Baptiste Saulsoy, bachelier en théologie, ancien curé de St Quiriace de Provins", oncle maternel de l'épouse. Par contre, la semaine précédente, le mercredi sept, ce fut le jeune vicaire de Marolles qui célébra les fiançailles de son aîné.
Dans la chapelle que son frère fit construire dans sa ferme du Mée, à Saints, Etienne Huvier maria en 1782 "Jean Pierre Prou haram menuisier fils majeur de Jean Pierre Prou haram menuisier et de Marie Nicolas son épouse d'une part et de l'autre Marie Geneviève Aurélie Pernelle fille majeure de Simon Pernelle charretier et de feue Marie Françoise Savry son épouse" en présence du curé de Saints. Quels liens unissaient les familles Huvier et Prouharam, dit le Béarnais, qui effectua des travaux pour le curé Huvier à Marolles comme à Cerneux?
L'année suivante, le prêtre était le fils du fermier Sassinot qui y mariait sa soeur, en présence du curé de Saints et de "l'abbé Huvier", comme il se qualifiait après avoir résigné sa cure de Cerneux.
Le curé de St Quiriace ou celui de la Chapelle Rablais officiant à Coulommiers, Huvier ou Sassinot dans la chapelle du Mée, en présence à chaque fois du curé titulaire, les co-célébrations n'étaient pas rares.

Le lundi 26 juin 1775, Etienne Huvier célébra le mariage de sa nièce "Elisabeth Perine Margueritte Huvier, damoiselle, fille mineure de monsieur maître Jean Huvier, écuyer, secrétaire du Roy maison et couronne de France", avec Etienne Thomas Ogier de Baulny, le jeune mousquetaire, en présence de trois autres prêtres : Nicolas-Pierre Ythier, doyen de Saint-Quiriace de Provins, Losier curé de Vieux Maisons & Palluet curé de Sancy; en présence aussi d'une grande partie de la famille Huvier et de représentants de la famille Ogier de Baulny (une grande partie de l'acte, 183 mots sur 441, est consacrée aux titres des hommes de la famille, les femmes n'étant définies que par les termes : épouse, veuve, fille de, damoiselle majeure, damoiselle mineure, que suivent les titres des époux, vivants ou décédés.)

Lien externe : détails dans la bio de leur fils Jean Louis Thomas Ogier de Baulny, pensionnaire de Juilly


La cérémonie ne se déroulait pas à Coulommiers où résidaient pourtant la plupart des invités, et où Etienne Huvier aurait pu concélébrer le mariage, mais dans l'église St Brice du curé Huvier, à Cerneux, une trentaine de kilomètres seulement, mais à l'époque deux ou trois heures suivant l'allure des chevaux. Dans le convoi se trouvaient trois aïeules du côté Huvier, toutes veuves qui commençaient à être fort âgées, Anne Françoise Saulsoy et Marie Anne Feret étaient âgées de 73 ans. Marguerite Bazier, mère du curé, grand-mère de l'épouse avait atteint 79 ans, et décédera quelques mois plus tard.
Après un contrat de mariage passé presqu'une semaine auparavant, auprès du notaire Maulnoir de Coulommiers, les fiançailles avaient eu lieu la veille du mariage, dans cette même église de Cerneux, il avait donc fallu loger des membres de la famille ayant assisté aux fiançailles puis au mariage. Et bien sûr organiser un repas de noces... Que de complications pour avoir l'honneur d'être marié par un membre de la famille !

Doc: visites et cérémonies familiales, actes, références
Doc: demeures de la famille Huvier à Coulommiers; la maison du bailli